18/05/2021 16:40
Au moins 21 personnes ont péri et 96 autres restaient portées disparues dans l'Ouest de l'Inde mardi 18 mai après le passage de la tempête cyclonique Tauktae, qui a provoqué la suspension de la campagne de vaccination anti-COVID dont le pays ravagé par l'épidémie a tant besoin.
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Des arbres arrachés, une route inondées, après le passage du cyclone Tauktae, le 18 mai près de Diu, en Inde.
Photo : AFP/VNA/CVN

Quelque 96 personnes étaient toujours portées disparues après le naufrage de leur embarcation au large des côtes de Bombay, capitale de l'État du Maharastra, a annoncé la Marine indienne dont deux navires et des hélicoptères aident aux recherches.

La barge, qui desservait des plateformes pétrolières avec 273 personnes à son bord, était partie à la dérive lundi 17 mai, alors que des vents puissants s'abattaient sur la côte occidentale de l'Inde.

Un total de 177 passagers ont pu être secourus dans "des conditions de mer extrêmement difficiles", a précisé la Marine sur Twitter.

Les opérations de secours devaient se poursuivre toute la journée, a déclaré le ministère de la Défense, malgré des conditions maritimes compliquées.

Tauktae, qui déjà fait au moins 21 morts et provoqué l'évacuation de près de 200.000 personnes, a touché terre lundi 17 mai au Gujurat, sous la forme d'une tempête cyclonique extrêmement violente, avec des rafales atteignant 185 kilomètres à l'heure, selon le département météorologique indien.

La plus puissante tempête tropicale à frapper la région depuis des décennies a fait des victimes dans les États occidentaux de l'Inde, du Kerala, de Goa, du Maharashtra et du Gujarat, tandis que des vents d'une force redoutable emportaient les nombreuses habitations de fortune, déracinaient arbres et pylônes électriques.

L'Ouest balayé 

Le cyclone a balayé l'ouest du pays, dont les côtes ont été submergées, transformant les rues en rivières et forçant des centaines de milliers de personnes à fuir.

Le niveau de la mer s'est élevé de trois mètres le long de la côte, ont indiqué des responsables des services météorologiques de la ville côtière de Diu, avec des vents de 133 km/h.

Carte et photo satellite du cyclone Tauktae qui s'est abattu sur l'Inde avec des rafales pouvant atteindre les 185 km/heure. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Six personnes sont mortes et neuf ont été blessées quand le cyclone a frappé l'Etat de Maharashtra.

Tauktae frappe l'Inde à l'heure où le pays affronte une deuxième vague épidémique de COVID-19 d'une grande violence, qui fait chaque jour quelque 4.000 morts. Les hôpitaux sont saturés, les personnels soignants à bout de force, l'oxygène et les médicaments manquent.

Les autorités du Maharashtra ont fermé lundi l'aéroport de Bombay pendant plusieurs heures et demandé à la population de rester à l'abri après avoir dû, dimanche, évacuer 580 malades du COVID "vers des lieux plus sûrs" depuis trois hôpitaux de campagne.

Le Maharashtra a évacué environ 12.500 personnes des zones côtières.

Malades du Covid évacués 

Près de 200.000 personnes ont été évacuées dans le Gujarat, où tous les malades du COVID-19 hospitalisés dans un rayon de cinq kilomètres de la côte ont également été déplacés.

Les autorités de cette région s'efforcent d'éviter toute coupure d'électricité dans les quelque 400 hôpitaux et 41 usines d'oxygène des 12 districts côtiers où le cyclone devrait frapper le plus fort.

Le Premier ministre de l'État, Vijay Rupani, a annoncé que plus de 1.000 hôpitaux traitant le COVID dans les villes côtières ont été équipés de générateurs.

"Outre les 1.000 tonnes d'oxygène nécessaires chaque jour au Gujarat, un stock supplémentaire de 1.700 tonnes a été constitué et pourrait être utilisé en cas d'urgence", a déclaré M. Rupani.

Les protocoles sanitaires contre le virus, tels que le port de masques, la distanciation physique et l'utilisation de désinfectants, seront observés dans les abris pour les personnes évacuées, ont précisé les responsable.

L'État du Gujarat, qui a officiellement enregistré 9.000 décès dus au virus (un bilan probablement sous-évalué comme partout dans le pays, selon les experts) a également suspendu la campagne de vaccination durant deux jours. Bombay a fait de même pour une journée.

L'Inde, qui compte 1,3 milliard d'habitants, a dénombré mardi 18 mai 4.329 décès et près de 280.000 nouveaux cas de COVID en 24 heures, portant le bilan total à près de 25 millions de cas -un doublement depuis le 1er avril - avec plus de 250.000 décès.

En mai 2020, également durant la pandémie de COVID-19, plus de 110 personnes avaient péri lors du passage du puissant cyclone Amphan qui avait ravagé l'Est de l'Inde et le Bangladesh.

AFP/VNA/CVN
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