12/11/2018 18:09
Au moins une trentaine de personnes ont péri dans les incendies qui ravagent des dizaines de milliers d'hectares en Californie, avec notamment un feu égalant le bilan le plus meurtrier dans cet État américain survenu en 1933 avec 29 morts.
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Localisation des incendies actifs en Californie et carte localisant Paradise où des milliers d'habitants autour de la ville ont dû évacuer face à l'avancée d'un incendie qui se propageait rapidement. Photo: AFP/VNA/CVN

"Aujourd'hui, les restes de six nouvelles personnes ont été découverts, ce qui porte le bilan total actuel des morts à 29", a dit lors d'une conférence de presse le shérif du comté de Butte, Kory Honea, en parlant du feu baptisé "Camp Fire", dans le Nord, au pied des montagnes de la Sierra Nevada. Ce bilan atteint celui de 1933, occasionné par le "Griffith Park Fire", qui avait également fait 29 victimes, mais dans le comté de Los Angeles, selon l'agence des pompiers californienne Cal Fire. Un journaliste de l'AFP a vu dimanche 11 novembre des sauveteurs découvrir deux cadavres près de Paradise, dans le Nord.

Dans le Sud de l'État, autour de "LA" et Malibu, l'incendie "Woolsey Fire" a fait pour sa part deux morts, trouvés dans un véhicule sur une voie privée. Plus de 250.000 personnes ont reçu l'ordre d'évacuer leurs domiciles dans une vaste région près de Sacramento, capitale de cet État de l'Ouest des États-Unis, et dans la célèbre station balnéaire de Malibu. Les pompiers qui combattent le "Woolsey Fire" "se préparent au retour des dangereux vents de Santa Ana (vents chauds et secs venus de l'intérieur des terres) qui pourraient étendre les flammes", selon un communiqué des autorités. "Nous avons aujourd'hui plus de 8.000 pompiers fédéraux, de l'État et locaux sur les lignes de front", a dit lors d'une conférence de presse un responsable de CalFire, Scott Jalbert. "Malheureusement, avec ces vents, ce n'est pas fini. Alors s'il vous plaît, soyez prudents", a-t-il ajouté.

Camp Fire

Alimenté par des vents violents, le "Camp Fire", qui a démarré jeudi 8 novembre, est devenu le plus destructeur jamais enregistré en Californie, avec plus de 6.700 bâtiments - dont un hôpital et des maisons - détruits à Paradise, ville de 27.000 habitants au nord de Sacramento. L'incendie a, pour le moment, consumé plus de 40.000 hectares et n'est maîtrisé qu'à 25%, selon Cal Fire. Les autorités estiment qu'il faudra en tout trois semaines pour maîtriser complètement les flammes dans cette zone. La cause de l'incendie n'a pas été identifiée. Selon le quotidien Sacramento Bee, des responsables locaux du réseau électrique ont indiqué aux autorités californiennes qu'une panne était survenue près du lieu où il a démarré.

Les autorités ont averti de leur côté que la propagation des incendies était plus rapide que par le passé. "Il y a 10 ou 20 ans, vous restiez dans vos maisons quand il y avait un incendie et vous étiez capables de les protéger", a dit à la presse le chef des pompiers du comté de Ventura, Mark Lawrenson. Mais "les choses ne sont plus ce qu'elles étaient. Le taux de propagation est exponentiellement supérieur à ce qu'il était. Je vous en prie, tenez compte des ordres d'évacuation. Ne restez pas chez vous", a-t-il lancé. "Ce n'est pas une nouvelle normalité, ceci est une nouvelle anormalité. Et cette nouvelle anormalité va se poursuivre, sans doute dans les 10 à 15 ou 20 ans", a estimé le gouverneur de Californie, Jerry Brown, lors d'une conférence de presse dimanche 11 novembre. "Malheureusement, la meilleure science nous dit que la sécheresse, la chaleur, toutes ces choses vont s'intensifier", a-t-il ajouté, en référence aux raisons conduisant aux incendies.

AFP/VNA/CVN

 
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