19/06/2019 08:50
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé mardi 18 juin la Russie et la Turquie "à stabiliser" la situation dans la province syrienne d'Idleb, où une "catastrophe humanitaire" a débuté, selon plusieurs responsables onusiens.

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Sur le site d'une attaque présumée à la roquette imputée aux forces syriennes et leurs soutiens dans le village de Kafr Nabl, dans le sud de la province d'Idlib le 18 juin. Photo: AFP/VNA/CVN


"Je suis profondément préoccupé par l'aggravation des combats à Idleb", a souligné Antonio Guterres lors d'une rencontre avec des médias. "J'appelle en particulier les garants (du processus) d'Astana, et notamment la Russie et la Turquie, signataires de l'accord (de désescalade) de septembre 2018 pour Idleb à stabiliser la situation sans retard", a déclaré le secrétaire général.

"Il n'y a pas de solution militaire à la crise syrienne (...), la solution doit être politique", a-t-il insisté, en déplorant que la population civile paye à nouveau "un prix horrible" dans les combats qui se poursuivent.


À la demande de la Belgique, de l'Allemagne, du Koweït et des États-Unis, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni dans l'après-midi pour une réunion ajoutée à la hâte au programme afin de discuter d'Idleb. Plusieurs diplomates ont indiqué qu'il s'agissait surtout "d'attirer à nouveau l'attention" sur la province et de maintenir la pression sur la Russie et la Syrie pour arrêter les attaques contre des civils.

"Nous sommes confrontés à une catastrophe humanitaire qui se déroule sous nos yeux", a affirmé au Conseil de sécurité le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock. Son homologue aux Affaires politiques, Rosemary DiCarlo, a aussi évoqué une "catastrophe humanitaire" en cours. Selon elle, la présence de jihadistes à Idleb est devenue "intolérable" pour la Russie alors que pour la Turquie "du temps est nécessaire pour isoler" les éléments les plus radicaux.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins 55 combattants ont péri mardi 18 juin dans le Nord-Ouest dans des affrontements entre les forces prorégime et les jihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), épaulés par des opposants.

AFP/VNA/CVN

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