19/10/2017 17:09
Certains médicaments contre l'hypertension, les IEC et les ARA II (ou sartans), sont contre-indiqués à partir du deuxième trimestre de grossesse et déconseillés au premier, en raison de risques pour le fœtus, rappelle mercredi 18 octobre l'Agence du médicament ANSM.
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+Ces expositions ont, pour certaines, eu des conséquences graves, voire fatales, pour le foetus ou le nouveau-né+, souligne l'ANSM.
Photo : AFP/VNA/CVN

Certaines femmes enceintes continuent à être exposées à ces familles de médicaments en dépit de ces risques.

"Ces expositions ont, pour certaines, eu des conséquences graves, voire fatales, pour le foetus ou le nouveau-né", souligne l'ANSM dans un communiqué, en ajoutant qu'il existe "des alternatives compatibles" avec la grossesse.

Au cours du 2e ou 3e trimestre de la grossesse, l'usage de ces médicaments peut entraîner une atteinte de la fonction rénale avec diminution du liquide amniotique qui peut être associée à un retard d'ossification de la voûte du crâne. Cela peut causer une mort foetale in utero ou, si le bébé naît, une insuffisance rénale irréversible, précise l'ANSM.

En cas d'exposition à ces médicaments au cours du 1er trimestre, une étude de 2006 a montré une augmentation des malformations congénitales, en particulier cardiaques. "Ces données n'ont pas été confirmées depuis mais par précaution, il a été décidé de déconseiller" l'utilisation de ces médicaments au premier trimestre de grossesse, rappelle l'ANSM.

Les IEC (inhibiteurs de l'enzyme de conversion) et les ARA II (antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, ou sartans) sont des médicaments utilisés en cardiologie notamment pour le traitement de l'hypertension artérielle chez l'adulte.

Chez la femme en âge de procréer, les risques liés à ces médicaments doivent "être pris en considération dès l'instauration du traitement", recommande l'ANSM aux professionnels de santé, en jugeant "indispensable d'alerter ces patientes des risques encourus et d'anticiper au mieux tout projet de grossesse".

"La découverte d'une grossesse chez une patiente traitée par l'un de ces médicaments doit conduire à l'arrêt, et si nécessaire, un traitement alternatif sera prescrit", recommande l'ANSM aux médecins.

Depuis mardi, des pictogrammes représentant une femme enceinte doivent être apposés sur les boîtes de médicaments dont la prise comporte des risques pendant la grossesse.

Les boîtes d'IEC (dont par exemple le médicament Renitec) et d'ARA II (dont par exemple le Cozaar) comporteront désormais un pictogramme représentant une silhouette de femme enceinte dans un rond rouge barré pour signaler que ces médicaments sont interdits aux 2e et 3e trimestres de grossesse.

AFP/VNA/CVN



 
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