22/12/2018 16:14
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé vendredi 21 décembre à Budapest au lendemain de la promulgation de la loi hongroise assouplissant le temps de travail, une réforme très controversée qui a déclenché une vague de manifestations depuis son vote au parlement.
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Un manifestant exprime son opposition au Premier ministre hongrois Viktor Orban lors d'une manifestation à Budapest contre la loi travail.
Photo: AFP/VNA/CVN

La manifestation de vendredi devrait être la dernière avant les fêtes de fin d'année, mais l'opposition espère maintenir la mobilisation après le 1er janvier 2019. Le mouvement de protestation a été déclenché le 12 décembre par le vote au parlement de cette loi, qui porte à 400 le nombre des heures supplémentaires annuelles que les employeurs pourront demander à leurs salariés, payables trois ans plus tard.

Vendredi 21 décembre, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a expliqué dans un entretien avec la radio publique que le but de la réforme était de "simplement supprimer les régulations inutiles, pour que ceux qui veulent gagner plus puissent travailler plus".

Le dirigeant national conservateur a défendu cette réforme contre des manifestants "hystériques". "Ceux qui crient à la fin du monde sont ceux qui ont ruiné le pays et leurs mensonges n'ont pas de limites", a commenté le chef du gouvernement à propos des protestataires qui, fait inédit, sont issus de tout le spectre de l'opposition, de l'extrême droite aux Verts en passant par les libéraux.

"Une nouvelle opposition est née", a déclaré Balazs Barany, du parti d'opposition de gauche MSZP, lors de la manifestation qui s'est déroulée sans incident entre le Parlement et le palais présidentiel.

Des syndicats ont participé au rassemblement, menaçant de lancer une grève générale. "Le pays doit être paralysé en janvier!", a lancé à la foule Tamas Szucs, du syndicat des enseignants. "Si les travailleurs arrêtent les usines, bloquent les routes, nous irons avec eux!", a renchéri Balazs Lipusz, du syndicat des Étudiants d'université.

Outre le retrait de la loi sur le temps de travail, surnommée la "loi esclave" par ses détracteurs, les manifestants ont réclamé la suppression d'une récente réforme de la justice et davantage d'indépendance pour les médias publics, dans une liste de revendications lue par Anna Donath, du petit parti libéral Momentum.

Le président du parti d'opposition de gauche MSZP Bertalan Toth avait déclaré au cours d'une conférence de presse avant la manifestation: "Nous allons élargir les manifestations et les protestations (en visant) là où ça fait mal, c'est un régime bâti sur la cupidité et nous boycotterons les oligarques par des moyens pacifiques", a-t-il prévenu.

Il faisait allusion à de possibles actions contre les entreprises ayant des liens avec le parti Fidesz de Viktor Orban et aux gros employeurs qui tireront avantage de cette loi. "Nous allons cibler ceux que le régime de Fidesz sert avec ses lois", a-t-il ajouté.

Les municipalités de Szegzd, la troisième ville de Hongrie, et de Salgotarjan (Nord) ont adopté des résolutions promettant de ne pas appliquer la nouvelle loi. Selon un sondage publié vendredi 21 décembre par l'institut Publicus, plus des deux tiers des Hongrois estiment que les manifestations sont justifiées.
 
AFP/VNA/CVN
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