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22/09/2019 06:43
Cette année, Quang Nam célèbre le 20e anniversaire de l’inscription au patrimoine mondial de la vieille ville de Hôi An et du sanctuaire de My Son. Le fait que deux sites d'une même province aient été primés simultanément est exceptionnel.

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Hôi An (Centre) abrite plus de 1.300 maisons anciennes.
Photo : VNA/CVN

La vieille ville de Hôi An et le sanctuaire de My Son font la fierté des habitants de la province de Quang Nam (Centre). Ces lieux bénéficient d’une notoriété nationale mais aussi internationale. Les touristes y affluent toute l’année, mais y sont particulièrement nombreux en été. Comptabilisant plusieurs millions de visiteurs chaque année, il s’agit des deux sites les plus fréquentés de la province.

"Quang Nam est une localité rare au Vietnam avec ses deux patrimoines mondiaux et sa réserve mondiale de biosphère", a souligné le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc lors de la cérémonie de célébration du 20e anniversaire de la reconnaissance par l’UNESCO de la vieille ville de Hôi An et du sanctuaire de My Son en tant que patrimoines mondiaux. Il a également exhorté les services concernés et la province de Quang Nam à promouvoir le développement durable des patrimoines mondiaux, tout en préservant l’environnement et améliorant la gestion des déchets.

Située sur la rive nord de l’embouchure du fleuve Thu Bôn, la zone noyau de la vieille ville de Hôi An s’étend sur 30 ha. Elle dispose d’une zone tampon d’une superficie de 280 ha. Elle est l’exemple d’une ville extrêmement bien préservée dont le port marchands a, entre les XVe et XIXe siècles, commercé tant avec les pays du Sud-Est et de l’Est de l’Asie qu’avec le reste du monde.

Malgré son déclin à la fin du XIXe siècle, la ville a su conserver un très haut degré d’authenticité, reflet du mélange des cultures indigènes et étrangères (principalement chinoise et japonaise et, plus tardivement, européenne), qui a donné naissance à ce vestige unique.

Hôi An, une des meilleures villes touristiques

Le magazine de voyage américain Travel + Leisure a nommé en juillet dernier Hôi An comme l’une des meilleures villes touristiques du monde. Se basant sur des critères historiques, culturels, gastronomiques et architecturaux, 90 points sur 100 lui ont été attribués. 

"Le fait d’être considéré comme patrimoine culturel mondial a contribué en grande partie au développement socio-économique de la localité", a estimé Nguyên Thanh Hông, directeur du Service de la culture, des sports et du tourisme de Quang Nam.

Ces dernières années, les conditions de vie des habitants de Hôi An se sont nettement améliorées.
Photo : VNA/CVN

En effet, en 2018, Hôi An a accueilli près de 5 millions de visiteurs, contre quelque 200.000 en 1990. Les services touristiques de qualité ont contribué à porter le revenu moyen des habitants à 46 millions de dôngs par an. Les conditions de vie de la population locale se sont donc nettement améliorées.

Selon Trân Anh, secrétaire du Comité du Parti de Hôi An, cette dernière possède une longue histoire de belles traditions culturelles et de nombreux sites touristiques. Les voyageurs s’y rendent pour découvrir son histoire s’immerger dans un espace serein et harmonieux. Nombreux sont ceux qui ont l’impression de vivre dans un petit monde féerique, en raison notamment de milliers de lanternes allumées chaque soir.

Hôi An a su tirer le meilleur parti de ces avantages afin d’organiser des activités de promotion des produits touristiques afin de stimuler les investissements et renforcer son attractivité. Cependant, elle doit aussi faire face à de nombreux défis, notamment en termes d’impacts sur l’environnement, de préservation des vestiges, d’urbanisation et de déplacement de la population.

Elle rencontre particulièrement de grandes difficultés dans la conservation de ses patrimoines à cause du changement climatique. Les phénomènes extrêmes, tels que tempêtes et typhons frappent de plus en plus fréquemment la région. Si le niveau de la mer s’élève de deux mètres, la majeure partie de Hôi An sera submergée.

Valoriser le sanctuaire de My Son

Le sanctuaire de My Son, quant à lui, s’est développé du IVe au XIIIe siècles. Ses édifices s’élèvent dans la région montagneuse du district de Duy Xuyên. Le sanctuaire est situé sur des terres surélevées, entouré d’une chaîne de montagnes formant le bassin versant du fleuve Thu Bôn.

Le sanctuaire de My Son est devenu un lieu d’activités et d’échanges culturels de la province de Quang Nam (Centre).
Photo : ST/CVN

Les monuments sont les constructions les plus importantes de la civilisation de Cham. Les temples présentent une variété de dessins architecturaux symbolisant la grandeur et la pureté du Mont Méru, la montagne sacrée mythique, berceau des dieux hindous au centre de l’univers. Ils sont construits en terre cuite et ont été décorés de bas-reliefs en grès représentant des scènes de la mythologie hindoue.

Dans le passé, My Son constitua un témoin privilégié de l’histoire de l’ancien Champa. Il fut le lieu de culte principal du royaume du Champa. C’est là aussi que reposent des rois et membres de familles royales.

Bien que de nombreuses tours aient été endommagées par les bombardements américains, ce qui reste suffi pour émerveiller les visiteurs. En 2018, My Son a connu une augmentation de 30% du nombre de touristes par rapport à l’année précédente, soit environ 400.000 visiteurs. Les recettes issues de la vente des billets se sont élevées à plus de 62 milliards de dôngs.

"Outre les fonds publics et le soutien d’organisations internationales, My Son a restauré des monuments grâce à la mobilisation de fonds privés. Chaque année, des dizaines d’ouvrages sont remis en état grâce à des capitaux totalisant plusieurs centaines de milliards de dôngs", a informé Phan Hô, président du Comité de gestion du sanctuaire.

D’après lui, la préservation et la valorisation de My Son et de Hôi An sont non seulement la responsabilité du gouvernement, mais encore celle de toute la communauté, pour les rendre plus vivants et plus attrayants.
 
Phuong Nga/CVN
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