21/09/2019 08:35
Fondé en 2018 à Ha Long, le Centre d’éducation spécialisée pour enfants en situation de handicap Hoa Sao prend en charge 70 jeunes, dont la moitié sont autistes. Un havre de paix pour ces infortunés.
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Bùi Kiêu Chinh (droite) enseigne à une petite fille autiste.
Photo : QN/CVN

Les petites salles de classe propres du Centre d’éducation spécialisée pour enfants en situation de handicap Hoa Sao, ville de Ha Long, province de Quang Ninh (Nord), sont animées par les voix et les rires des enfants. En les regardant, personne ne pourrait penser qu’ils sont autistes. Chaque jour qui passe, les enseignants et élèves font de gros efforts, dans l’espoir qu’un jour ils pourront aller à l’école comme les autres. 

“Chaque enfant peut progresser”, telle est la devise de Bùi Kiêu Chinh, 33 ans, directrice du Centre Hoa Sao. Après plus de 10 ans aux côtés d’enfants souffrant de troubles psycho-logiques, Mme Chinh n’a jamais oublié cette devise. Elle est toujours à la recherche des meilleures méthodes pour les aider à s’en sortir.

En 2008, diplômée en éducation spéciale à l’École normale supérieure de Hanoï,  Kiêu Chinh  décide  de fonder l’École maternelle privée Anh Sao, selon le modèle de l’éducation d’intégration réservée aux enfants handicapés à l’âge préscolaire.

Dix ans plus tard, elle  crée le Centre d’éducation spécialisée pour enfants en situation de handicap Hoa Sao qui prend actuellement en charge 70 jeunes atteints de différents handicaps: autisme, surdité, paralysie cérébrale, trisomie,  retard mental… Les éléves autistes sont une trentaine, divisés en deux classes (2-10 ans et 10-18 ans).

Les efforts portent fruits

À voir la jeune directrice gentiment guider les jeunes du centre à faire telle ou telle activité, on peut ressentir le dévouement sans bornes de cette enseignante.

"Il est très difficile d’enseigner aux enfants autistes. Les enseignants doivent être souples et patients. Pour qu’ils puissent  enfiler des vêtements ou se laver seuls, il faut continuellement, leur enseigner les mêmes routines, partage-t-elle. Il n’est pas rare qu’il leur faille un mois pour maîtriser un geste aussi simple que celui de se brosser les dents ou boutonner une chemise".

Il est difficile d’imaginer la patience et le dévouement nécessaires aux enseignants. Un processus qui demande beaucoup de temps, d’efforts, d’énergie et, surtout, de passion.

Des enfants autistes sont initiés à éplucher de l'ail.
Photo : QN/CVN

N.T.D, domicilié dans le quartier de Bai Chay, ville de Ha Long, est actuellement l’élève le plus âgé du Centre. Entré il y a plus d’un an,  cet autiste pouvait à peine communiquer, ne mangeait qu’un seul aliment et avait souvent des comportements affectant les autres.

Désormais, il  est capable de parler, de répondre positivement aux demandes des enseignants et de demander des choses: un plat, un jouet... Il sait se servir lui-même et exécuter certains travaux ménagers basiques.

"Nos difficultés sont largement récompensées par le bonheur de voir ces jeunes nous appeler ou faire des progrès. Tout cela nous encourage à continuer notre travail", exprime Mme Chinh.

Selon L.V.D, du quartier de Giêng Day, ville de Ha Long, père d’un jeune autiste, "grâce au dévouement de Mme Chinh et des enseignantes, nous avons des connaissances plus complètes sur nos enfants pour trouver le meilleur moyen afin de les faire progresser. La passion et la responsabilité de ces +secondes mères+ les ont aidés à acquérir de nouvelles  compétences et de la  confiance pour s’intégrer à la société".

Une nouvelle orientation

Selon les prévisions, dans les deux années à venir, Mme Chinh envisage de  reconstruire son établissement sur une superficie de près de 500 m². Ce dernier sera divisé en plusieurs secteurs, et l’accent sera mis sur l’orientation professionnelle. "En dehors des compétences d’apprentissage,  d’intéraction et de communication avec les autres, le Centre souhaite les former à un métier pour qu’ils puissent s’autonomiser. En les suivant  jour après jour, nous cernons les caractères de chacun afin de leur donner une orientation professionnelle convenable, essentiellement des travaux simples comme lavage de voitures,  vente, couture, cuisine, broderie....", fait savoir sa directrice.

Dans l’avenir, Mme Chinh souhaite  créer un Centre de protection sociale privé  pour accueillir les jeunes handicapés de Quang Ninh et d’autres localités tels que Hai Duong, Bac Giang ou Hai Phong. 
 
Texte et photos: Huong Linh - QN/CVN
 
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