30/05/2018 17:24
Face aux problématiques complexes liées à la désintoxication et à la réhabilitation des toxicomanes, Hô Chi Minh-Ville se devait d’étudier les modèles venant de l’étranger. Il était nécessaire d’insister sur la volonté propre des toxicomanes dans le processus de traitement afin de réduire leur poids dans le budget national.
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Une séance de travail du ministère de la Santé et les cadres du Centre de désintoxication de Nhi Xuân du district Hoc Môn à Hô Chi Minh-Ville, le 28 mai.

Dans ce sens, Nguyên Thi Kim Tiên, ministre de la Santé et vice-présidente du Comité national de prévention et de lutte contre le Sida, la drogue et la prostitution, était présente à la conférence sur ce thème organisée à Hô Chi Minh-Ville, le 28 mai.

Huynh Thanh Khiêt, vice-directeur du Service du travail, des invalides de guerre et des affaires sociales de Hô Chi Minh-Ville, s’y est exprimé en signalant qu’actuellement, près de 10.000 personnes sont en cure de désintoxication, dont 1.371 personnes qui se servent dans leur famille ou leur lieu de résidence; 676 qui participent volontairement au programme et 8.884 qui sont traités de manière obligatoire dans des établissements de désintoxication.

La ministre Nguyên Thi Kim Tiên inspecte le système de gestion numérique consacré aux toxicomanes à Hô Chi Minh-Ville.

Ces 8.884 toxicomanes sont répartis dans neuf Centres de désintoxication à Hô Chi Minh-Ville. Ces centres sont à la pointe dans le processus de désintoxication avancée. Ils bénéficient des meilleurs médecins et infirmières et offrent des formations à de nombreux métiers afin d'aider à la réinsertion des toxicomanes. Il existe aussi treize autres établissements (trois privés et dix publics) qui prennent en charge les addictions aux drogues légères. Ils fonctionnent en totale autonomie financière.

Hô Chi Minh-Ville ne peut se réjouir de la situation catastrophique liée au trafic de drogue (crime, fléaux sociaux, apparition de drogues synthétiques et autres psychotropes en augmentation…) qui alourdit les campagnes de  désintoxication et réduit les espoirs de réhabilitation des anciens toxicomanes.

Environ 70% des toxicomanes
prenant des drogues synthétiques


Nguyên Thi Thu, vice-présidente du Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville, connait bien le problème et a pointé le nombre élevé de cas de rechute: "Chaque année, lors de mes visites dans les établissements de désintoxication, je revois les mêmes visages. Donc, le travail effectué dans les centres et la réinsertion dans la communauté n’est pas encore au point", a-t-elle souligné.

Un toxicomane prend sa dose de méthadone au Centre de médecine préventive de Go Vâp.

Prenant la parole lors de cette conférence, Nguyên Thi Kim Tiên a indiqué que Hô Chi Minh-Ville faisait des efforts et mettait en œuvre avec assez de succès le contrôle des toxicomanes n’ayant aucune résidence fixe. Cependant, la ville doit étudier plus profondément les solutions déployées par certains pays en matière de socialisation et de participation volontaire des toxicomanes. "Actuellement, on fait encore face à de nombreux récidivistes qui sont en lien avec l’augmentation des cas de tuberculose et de VIH... On sait qu’à long terme, notre budget ne pourra pas prendre en charge de telles dépenses", a-t-elle signalé.

Avec 70% des toxicomanes prenant des drogues synthétiques, Hô Chi Minh-Ville doit continuer à fournir des traitements à base de méthadone en thérapie principale. À long terme, le secteur éducatif devra prendre la responsabilité d'accroitre les campagnes de sensibilisation pour la prévention et la lutte contre l’usage de drogues. Pour l’occasion, le Comité national de prévention et de lutte contre le Sida, la drogue et la prostitution a inspecté certains établissements de désintoxication de l’arrondissement Go Vâp et du district Hoc Môn.
 
Texte et photos: Quang Châu/CVN


 
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