14/04/2018 00:15
Proposer des solutions pour réduire l’émission de gaz à effet de serre à Hô Chi Minh-Ville constitue des principaux contenus du séminaire pour démarrer un projet en la matière tenu le 13 avril dans la mégapole du Sud.
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Construire des buildings par des matériaux verts pour réduire l'émission de gaz à effet de serre. Photo : sggp/CVN

Ce projet de coopération technique de l'Agence japonaise de la coopération internationale (JICA) est intitulé "Soutenir la planification et la mise en œuvre de mesures d'atténuation appropriées au niveau national dans un mode de mesure, de notification et de vérification" (Project to Support the Planning and Implementation of NAMAs in a MRVable Manner, SPI-NAMA). 

Le séminaire a été organisé par le ministère vietnamien des Ressources naturelles et de l'Environnement, le Service des Ressources naturelles et de l'Environnement de Hô Chi Minh-Ville et la JICA. 

Depuis 2015, la JICA a coopéré avec Hô Chi Minh-Ville pour évaluer l’émission de gaz à effet de serre. Des résultats d’études ont montré que la mégapole du Sud est la localité ayant le plus grand volume d’émission de carbone avec 38,5 millions de tonnes de CO2, soit 13% du total du pays. 

Pour réduire l’émission de gaz à effet de serre, selon Nguyên Huy Phuong, représentant du bureau de changement climatique de Hô Chi Minh-Ville, la ville a élaboré un plan concret qui a pour objectif d’intensifier la coopération internationale, d’attirer l’investissement, de renforcer la gestion et de mettre en œuvre les activités en la matière. 

Pour sa part, Makoto Kato, chef du groupe d’experts faisant des études à court terme du projet SPI-NAMA, a informé qu’en 2018, la JICA se concentre sur trois tâches principales que sont la mise en œuvre concrète des activités pour accélérer le plan d’action de résilience au changement climatique, l’intensification d’évaluation de l’émission de gaz à effet de serre au niveau municipal et l’enquête sur l’élaboration du plan d’action et la réalisation des modalités de mesure, de notification et de vérification en la matière à Hô Chi Minh-Ville. 

Il a aussi proposé que Hô Chi Minh-Ville et les autres localités peuvent réduire l’émission de gaz à effet de serre par la réduction de la consommation électrique, l’installation des panneaux solaires, l’utilisation des bus rapides et la ligne ferroviaire urbaine au lieu des moyens de transport privé. En ce qui concerne les déchets, il faut les ramasser et profiter des gaz des décharges pour produire des engrais organiques, recycler des déchets solides urbains, ramasser des résidus des animaux et des volailles pour produire le gaz biologique. 

Au niveau national, à côté de la croissance économique, la consommation énergétique a quintuplé au fil des années, ce qui fait du Vietnam un des pays ayant le plus  grand volume de l’émission de carbone dans la région. Selon les prévisions, cette année, le Vietnam pourrait émettre 400 millions de tonnes de CO2, 500 millions de tonnes en 2020 et 800 millions de tonnes vers 2030. 

Le Vietnam s’est engagé à réduire de 8% du volume de l’émission de gaz à effet de serre pour la phase 2021-2030 (soit 62 millions de tonnes de CO2) avec les ressources endogènes, et de 25%, avec l’assistance internationale dans les domaines d’énergie, de communications, d’agriculture... 

Pour atteindre cet objectif, le Vietnam a matérialisé 45 mesures d’atténuation. Enfin, le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement a soumis au gouvernement l’itinéraire de réduction de l’émission de gaz à effet de serre qui sera prochainement approuvé.

VNA/CVN 
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