07/06/2014 16:03
Née en 1996, La Hô Thi Minh Khuê est en terminale du lycée Amsterdam de Hanoi. Une bourse pour faire ses études à l’Université Harvard (États-Unis) à partir de 2015 vient de lui être attribuée.
La Hô Thi Minh Khuê, boursière de l’Université Harvard.
Photo : VNN/CVN

Durant l’année scolaire 2014-2015, de nombreuses écoles à la renommée internationale ont attribué des bourses à de jeunes vietnamiens pour les attirer dans leurs locaux. La Hô Thi Minh Khuê est la seule élève vietnamienne à bénéficier d’une bourse d’études complète d’une valeur de 320.000 dollars et qui plus est pour étudier dans une université prestigieuse mondialement reconnue : Harvard.

Fille de la journaliste Hô Thi Hai âu qui travaille pour Thoi bao Ngân Hàng (Journal de la banque), Minh Khuê a largement été influencée par le parcours de sa mère. Bien que douée en mathématiques, elle a choisi d’intégrer le Département de littérature de l’Université des sciences sociales et humaines.

Un parcours d’exception

Minh Khuê est une fille talentueuse, indépendante, ayant de la personnalité tout en restant féminine. La petite élève se familiarise très tôt, à cinq ans, avec l’anglais. À dix ans, elle participe au concours olympique d’anglais de la capitale. Le jury, composé de Britanniques, apprécie son talent. Elle réussit le concours de sélection pour la classe d’anglais du collège Giang Vo. L’autre passion de la petite Khuê ? Les mathématiques qu’elle pratique dès l’enfance, suivant les traces de sa mère. Au lycée Hanoi Amsterdam, elle intègre une classe réservée aux as en la matière.

La Hô Thi Minh Khuê est aussi célèbre pour son talent musical. En 2010, elle décroche le 2e prix du concours international de piano en République de Corée. L’an dernier, elle organise avec succès deux projets artistiques : un concert Giai diêu mùa hè (Mélodie d’été) et une exposition de peinture privée baptisée «Tinh yêu cua tôi» (Mon amour) avec 22 oeuvres. Les sommes rapportées lui permettent de contribuer à établir 22 petites bibliothèques pour un projet de livraison de livres à la campagne.

Un coin de l’exposition de peinture privée de Minh Khuê, en 2013.
Photo : DT/CVN


Minh Khuê vit actuellement avec sa mère. Ses parents ont divorcé quand elle était petite lui conférant par la même une grande sensibilité. Sa mère s’est souvent étonnée de ses choix durant sa scolarité. «Ma décision de participer au concours de la classe d’anglais du collège Giang Vo était guidée par ma mère. Je pense que c’était une bonne idée parce que dans le contexte actuel, pour bien s’intégrer, il faut comprendre l’anglais. D’un autre côté, depuis toute petite, j’adore les mathématiques. J’ai eu des professeurs excellents dans ce domaine. Bien que je sois bonne élève en anglais au collège, j’ai décidé de m’inscrire dans la classe pour les as des mathématiques au lycée», confie la jeune fille.

L’exercice de composition au cœur de la sélection

Minh Khuê revient sur sa sélection à Harvard : «Plus d’un mois après l’envoi de mon dossier, en décembre dernier, j’ai reçu une réponse favorable de l’université». Elle ajoute que les principes éducatifs de cette dernière et ceux de sa mère présentent des similitudes : «Pour de nombreux gens, jouer du piano correctement nécessite d’avoir un don. À l’Université Harvard, l’apprentissage a pour but de développer la nature d’une personne. Si une personne a des prédispositions pour un domaine, elle les suivra».

La composition compte parmi les exercices de sélection les plus importants des grandes universités. «J’ai réécrit mon brouillon à plus de 50 reprises. Mon texte évoque trois générations de ma famille : ma grand-mère, ma mère et moi. L’idée principale est que nous n’attendons pas que les occasions soient créées par d’autres personnes, nous devons les créer. Nous ne recevons pas toutes les choses que la vie offre, nous recevons ce que nous méritons», explique Minh Khuê.

Quinze jours avant les résultats, la jeune fille a reçu un appel d’un professeur américain représentant l’Université Harvard et chargé d’interviewer en direct Minh Khuê. L’entretien a duré deux heures. «Je veux apprendre la diplomatie et les arts à Harvard car cette université est prestigieuse, parfaite dans la formation d’artistes célèbres et de diplomates», a insisté la future étudiante.

Bao Trân/CVN

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