08/09/2011 02:25
À l'arrivée de la nouvelle année scolaire, de nombreuses famil- les des cités urbaines se lancent dans la course afin de trouver une "place" pour leurs enfants dans une école publique. Car peu de familles sont capables de financer les études de leurs enfants dans une école internationale ou privée.
D'après un sondage de l'Association nationale des cités urbaines sur l'emploi des terrains publics en cité urbaine, plusieurs des 180 projets de cité urbaine de Hanoi ne satisfont pas encore aux critères d'infrastructures, en ne prévoyant pas notamment d'école. On peut citer les cités urbaines Linh Dàm, Dinh Dông, Trung Hoà-Nhân Chinh, My Dinh, Van Quan, Phap Vân-Tu Hiêp.

Avec 21 écoles maternelles, 20 primaires et 18 collèges, 25 nouvelles cités urbaines et nouvelles zones d'habitations ainsi que celles de relogement de la capitale manquent gravement d'écoles publiques. Treize cités et zones de relogement n'ont pas de maternelle ; 11, d'école primaire ; et 10 autres, de collège.

La commune de My Dinh, district de Tu Liêm, abrite trois cités urbaines (My Dinh 1, My Dinh 2 et My Dinh 3), totalisant près de 30.000 habitants. Mais les infrastructures de ces cités, notamment en établissements publics d'éducation, ne répondent pas aux besoins de ces derniers. "Des écoles publics inexistantes ou non complètes, telle est la situation actuelle dans la plupart de nos nouvelles cités urbaines", affirme Luu Quang Tuân, secrétaire de l'organisation du Parti de la commune de My Dinh.

À la recherche de solutions

Pour l'heure, la capitale recense plus de 800 écoles maternelles dans 29 arrondissements, districts et chefs-lieux, dont 81,6% publiques. Nguyên Thi Bich Ngoc, vice-présidente du Comité populaire municipal, constate qu’il n’y a pas assez d’écoles maternelles. Selon la règlementation, chaque commune, quartier et bourg de 8.000 à 10.000 habitants doit avoir au moins une maternelle, une école primaire et un collège publics. Cependant, en raison de l'augmentation rapide de la population urbaine ces derniers temps, les infrastructures, dont les écoles maternelles, se retrouvent dans une situation de surcharge.

Une autre raison, toujours selon Mme Ngoc, est l'important écart de qualification professionnelle entre instituteurs, de qualité des infrastructures et de montant des frais de scolarité entre les secteurs public et privé. La plupart des parents choisissent donc l'école publique pour leurs enfants. Concernant les frais d'études, ils coûtent de 50.000 à 70.000 dôngs par mois, dans les écoles maternelles publiques et environ 1,2 million de dôngs dans celles privées.

La vice-présidente du Comité populaire municipal a aussi affirmé que le taux de 85% d'enfants scolarisés dans le public témoigne des importants efforts de la ville dans le secteur de l'éducation. Hanoi devra trouver des solutions plus efficaces dans les temps à venir pour remédier à la surcharge des écoles publiques.

Une solution immédiate est que les enfants devront d'abord être scolarisés dans l'école de leur commune ou cité urbaine et, à défaut, dans d'autres à proximité.
À long terme, la ville élaborera une planification du réseau d'écoles pour 2020 et ses orientations pour 2030. Elle continuera d'aider les écoles à perfectionner leurs infrastructures, ainsi qu'à améliorer le niveau des instituteurs. Une solution à mettre en œuvre, le maître d'ouvrage d'une cité urbaine doit réserver une espace pour les infrastructures publiques, dont les écoles. La délocalisation des universités et usines en banlieue va libérer un important foncier qui devra être consacré par la capitale à la construction d'écoles, d'après Ngô Thi Doan Thanh, présidente du Conseil populaire municipal.

Quê Anh/CVN
8/9/2011
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