03/06/2018 09:28
Hanoï a donné corps à la résolution N°24 du Parti sur les affaires ethniques par ses programmes et plans à court ou à long termes facilitant le développement des régions ethniques. Des milliers de milliards de dôngs y ont ainsi été investis.
>>Des mesures à prendre pour réduire la pauvreté des ethnies minoritaires

Élevage de volailles dans le district montagneux de Ba Vi, à Hanoï.
Photo: Phuong Hoa/VNA/CVN

Ces dernières années, parallèlement aux politiques développées par l’État, Hanoï a déployé une série de décisions particulières visant le développement socio-économique des régions peuplées d’ethnies minoritaires ou montagneuses.

La combinaison de ces politiques a déjà permis dans une large mesure l’amélioration de l’environnement économique et le changement de physionomie des zones concernées.

Des politiques de développement ciblées

Nguyên Van Suu, vice-président permanent du Comité populaire de Hanoï, a affirmé que la ville avait mis en œuvre de façon sérieuse et efficace toutes les orientations étatiques concernant les affaires ethniques.

Le Comité permanent du Comité du Parti de Hanoï a publié la résolution N°06 sur "Le développement socio-économique des régions d’ethnies minoritaires et montagneuses de la capitale pour la période 2011-2015". Et le Comité municipal populaire a, pour sa part, rendu public le plan N°166 en la matière pour les périodes 2013-2015 et 2016-2020.

------------2.324---------------
Hanoï a investi une somme
de 
2.324 milliards de dôngs
dans sept secteurs, 

afin de soutenir le développement 
socio-économique durable de ces régions.

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Rien qu’en 2017, Hanoï a versé 15,5 milliards de dôngs dans la santé, l’éducation et dans l’octroi de cartes d’assurance-santé aux habitants d’ethnies minoritaires. Quelque 67 milliards de dôngs ont été mis à disposition pour permettre les prêts nécessaires au développement économique.

Ces deux dernières années, les arrondissements intra-muros ont construit dans les villages 46 maisons de la culture, d’une valeur de 92 milliards de dôngs, facilitant ainsi les activités communautaires.

Les investissements ont porté leurs fruits. En effet, toutes les communes à population à majorité ethnique minoritaire disposent d’une route carrossable menant au siège du Comité populaire de la commune, plus de 60% des chemins vicinaux ayant été asphaltés. En outre, toutes les familles ont accès à l’électricité. Tout cela a contribué à l’amélioration des conditions de vie matérielle et spirituelle des ethnies minoritaires.

Amélioration des conditions de vie
 
Selon Nguyên Thi Thu Hà, chef adjointe de cabinet du Comité populaire du district de Quôc Oai, sous la direction de la ville, les comités et branches du district ont mis en œuvre de façon synchronique et efficace les politiques en faveur des minorités ethniques. Actuellement, la croissance économique de deux communes montagneuses que sont Dông Xuân et Phu Man a atteint 15% par an, permettant à chaque habitant de bénéficier d’un revenu moyen de 40 millions de dôngs par an. À noter qu’en 2016, ces deux localités avaient atteint les normes de la Nouvelle ruralité.

De la même façon, le district de Ba Vi, où vivent essentiellement des ethnies minoritaires, connaît une évolution similaire. Dinh Van Nho, un habitant de la commune de Khanh Thuong, fait savoir que ces dix dernières années, les politiques menées par la ville ont permis de transformer sa localité par la restauration des infrastructures et la réduction drastique du taux de pauvreté (de 47% en 2006 à 10,6% en 2017).

"Dans sept communes montagneuses, le réseau électrique, d’écoles, de routes, de postes sanitaires est suffisant pour répondre aux besoins des habitants", affirme Dang Tiên Huu, chef adjoint du Bureau des affaires ethniques du district de Ba Vi. Selon lui, dans ces villages, ont été créés 375 modèles de production concentrée qui ont prouvé leur efficacité.

Par exemple, le modèle de culture de légumes dans la commune de Chu Minh apporte à ses habitants une somme de 300 millions de dôngs par ha, celui d’élevage de lapins dans la commune de Câm Linh, un milliard par an, ou encore celui de poissons à Phu Dông, 850 millions.

En outre, d’autres modèles de production comme la culture de théiers à Ba Trai, Yên Bài, l’élevage laitier à Tan Linh, Vân Hoà, Yên Bài… participent à cet enrichissement général.

Le chef du Comité des affaires ethniques de la ville, Nguyên Tât Vinh, affirme que les investissements dans les régions montagneuses ont produit des changements miraculeux: la croissance économique a atteint 12% et le revenu par habitant est monté jusqu’à 29 millions de dôngs par an.

Alors, la lutte contre la pauvreté a été efficace. Désormais, Hanoï ne compte plus de communes en grande difficulté et six d’entre elles ont même atteint les normes de la Nouvelle ruralité.
 
Huong Linh/CVN
 
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