27/05/2018 15:18
Montpellier ou Nantes, le prochain champion d'Europe de handball sera français dimanche 27 mai au Final Four de Cologne, où les clubs de l'Hexagone écrivent un nouveau chapitre de la belle histoire de leur sport, dans le sillage des triomphes des Experts.
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La joie des joueurs de Montpellier qualifiés pour la finale de la Ligue des champions en battant Vardar, le 26 mai à Cologne.
Photo: AFP/VNA/CVN

Les deux finalistes ont chacun réussi un exploit samedi 26 mai pour se hisser en finale. Le MHB, seule équipe française à avoir déjà été sacrée en 2003, en éliminant le tenant du titre, le Vardar Skopje, 28 à 27. Et le "H", le moins attendu des trois prétendants français, en battant le grand favori, le Paris SG, de nouveau coupé dans son élan, 32 à 28.

Bien difficile dans ces conditions d'avancer un pronostic dans cette première finale franco-française. À l'avantage de Montpellier, sa victoire dans leur dernier duel en date, il y a seulement quinze jours, en Championnat, 33 à 28. À celui de Nantes, son succès dans la dernière finale entre les deux équipes, l'an passé en Coupe de France.

Les Montpelliérains ont eu un mérite exceptionnel, celui d'avoir réussi à surmonter en quatre jours le coup de massue reçu mardi 22 mai lors du match à Saint-Raphaël, une défaite qui leur a fait perdre presque à coup sûr le titre national, au profit du PSG.

"C'est beau le sport! On avait le moral dans les chaussettes. Le coach a trouvé les bons mots pour transformer la déception en rage. On se donne le droit de gagner un titre pour récompenser notre saison", s'est exclamé Valentin Porte, le meilleur buteur du match.

Les Nantais aussi peuvent être fiers d'eux. Ils ont cru en leur chance contre l'armada parisienne, au budget trois fois supérieur, qui semblait cette fois lancée vers la consécration après un parcours européen sans tâche.

 "Pas une surprise" pour les Nantais

Les Nantais fêtent leur qualification en finale de la Ligue des champions après avoir battu le PSG, le 26 mai 2018 à Cologne.
Photo: AFP/VNA/CVN

"Pour nous, ce n'est pas une surprise. Le PSG a écrasé tout le monde en Europe, mais contre nous, ils ont toujours eu beaucoup de mal. On avait les dents qui rayaient le parquet", a commenté l'arrière Olivier Nyokas.

Le succès du "H" n'a rien du hold-up. Après avoir creusé l'écart en première période (13-8 après 21 minutes), il n'a plus jamais été rattrapé, même si le PSG, emmené par Nedim Remili (6 buts), est revenu un bref moment à un but à cinq minutes du terme. Les Parisiens n'ont pas trouvé la solution pour arrêter le jeune pivot Nicolas Tournat (8 buts).

On attendait le duo Thierry Omeyer et Rodrigo Corrales, mais c'est Cyril Dumoulin qui a brillé dans la cage, réussissant trois arrêts décisifs dans le "money time". L'international a fait déjouer les Parisiens en attaque, surtout en première période.

Les supporteurs montpelliérains ont eu plus de sueurs froides. En tête pendant tout le match, leur équipe s'est fait rejoindre par les mastodontes du Vardar à 1 min 40 sec de la fin. Mais un dernier but de l'Argentin Diego Simonet les a délivrés.

"On n'a pas douté une seconde!", a assuré le jeune arrière Melvyn Richardson, qui a encore montré ses formidables progrès (6 buts). "Maintenant il faut redescendre sur terre. On a des joueurs et un entraîneur d'expérience pour nous y aider".

Parmi eux, l'ailier Michaël Guigou, l'un des deux seuls avec le coach Patrice Canayer à avoir participé à l'aventure de 2003, et toujours au sommet à 36 ans (6 buts).
 
AFP/VNA/CVN
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