12/06/2014 10:59
Le secrétaire d'État aux Transports, Frédéric Cuvillier, a annoncé qu'il recevrait les syndicats de la SNCF dès le 11 juin, alors que les cheminots en grève ont reconduit pour 24 heures leur mouvement de grève contre le projet de réforme ferroviaire.


Des cheminots de la SNCF en grève manifestent le 11 juin à Lyon.
Photo : AFP/VNA/CVN


Toute la journée du 11 juin, les usagers de la SNCF ont subi retards et annulations, surtout en Île-de-France. Les perturbations vont continuer le 12 juin mais avec un train sur deux en moyenne, au lieu d'un sur trois.

De leur côté, les grévistes réunis en assemblées générales "ont voté à une très large majorité pour la reconduction" du mouvement, a indiqué Thierry Nier, porte-parole national de la CGT-Cheminots.

Selon le syndicat, "plus d'un cheminot sur deux" a fait grève, quand la direction en recensait 27,84% en début de matinée, un chiffre "volontairement erroné" selon la CGT-Cheminots.

La CGT, premier syndicat de l'entreprise, et SUD-Rail, troisième, rejoints par FO et First, ont lancé une grève reconductible pour contester le projet de réforme ferroviaire qui doit être examiné à l'Assemblée du 17 au 19 juin.

Ils ont demandé aux cheminots d'amplifier la mobilisation le 12 juin "pour mettre la pression".

Une rencontre entre la CGT, SUD-Rail, l'Unsa et M. Cuvillier, qui doit se tenir jeudi 12 juin, a finalement été avancée à mercredi soir, 11 juin et jeudi matin, 12 juin. Auparavant M. Cuvillier doit recevoir la CFDT, qui, comme l'Unsa, a choisi de privilégier le dialogue pour faire évoluer le texte de loi bien que l'Unsa, deuxième syndicat, ait déposé un préavis de grève pour le 17 juin dans l'attente du résultat des discussions avec le ministre.

"Nous souhaitons que la situation se débloque. La balle est dans le camp du gouvernement", a déclaré la CGT avant la rencontre avec M. Cuvillier.

"Les marges de manœuvre, elles existent parce que le texte lui-même en appelle, c'est tout l'enjeu du débat parlementaire qui va commencer dans les prochains jours", a assuré pour sa part le ministre, après avoir admis que la grève était "forte".

Des quais de la gare de l'Est à Paris, le 11 juin.   Photo : AFP/VNA/CVN


"On est loin du pari annoncé des deux syndicats d'avoir 50% de grévistes", avait toutefois estimé dans la matinée François Nogué, DRH du groupe SNCF. Cette participation de 27,84% "signifie que près de trois cheminots sur quatre sont aujourd'hui au travail et ont confiance dans le dialogue engagé" pour réformer le secteur ferroviaire, avait-il ajouté.

L'Île-de-France reste "le point difficile"

Pour le 12 juin, selon les prévisions de la SNCF, le trafic sera "supérieur à 1 train sur 2 en moyenne" sur les grandes lignes avec 1 TGV sur 2 sur les axes Nord et Atlantique, 6 sur 10 sur l'axe Est et 1 sur 3 dans le Sud-Est et les liaisons Province-Province. Sur les lignes Intercités, 3 trains sur 10 sont annoncés.

La circulation des Eurostar et des trains vers l'Allemagne restera normale. Comme mercredi, trois Thalys sur quatre rouleront. Vers l'Espagne, seul 1 train sur 3 circulera.

L'Ile-de-France, où transitent 3 millions d'usagers chaque jour, va rester "le point le plus difficile", avec 1 train sur 3 en moyenne. Seul le RER A connaîtra un service normal. La SNCF continue de recommander "à toutes les personnes qui en ont la possibilité de reporter leur déplacements".

La circulation des Eurostar et des trains vers l'Allemagne restera normale. Comme mercredi, trois Thalys sur quatre rouleront. Vers l'Espagne, seul 1 train sur 3 circulera.

Face à cette situation, la SNCF maintient son dispositif d'information aux voyageurs : SMS, volontaires dans les gares pour aider, numéros verts.

Destinée à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d'euros) et à préparer son ouverture totale à la concurrence, la réforme contestée par les syndicats prévoit de regrouper la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. Une réforme "indispensable" pour "sauver le rail", a plaidé le 10 juin le secrétaire d'État aux Transports, Frédéric Cuvillier.

Pour les syndicats, ce projet ne règle pas le problème de l'endettement et ne va pas assez loin dans la réunification des deux entreprises, séparées en 1997. La CGT-Cheminots s'oppose aussi à la "libéralisation du rail" qui, "dans tous les pays d'Europe où elle a été mise en place, a généré une baisse de qualité, de sécurité et une explosion des tarifs".

AFP/VNA/CVN


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