18/07/2018 08:50
Des milliers d'employés du géant américain du commerce en ligne Amazon étaient en grève en Espagne et en Allemagne mardi 17 juillet, en pleine opération promotionnelle "Prime Day", pour protester contre leurs conditions de travail, selon les syndicats.
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Des salariés d'Amazon sur le site de Graben au Sud de l'Allemagne.
Photo: AFP/VNA/CVN

En Espagne, les salariés du plus grand centre logistique d'Amazon du pays, à San Fernando de Henares près de Madrid, étaient en grève pour le deuxième jour consécutif et devaient poursuivre le mouvement mercredi 11 juillet.

Ana Berceruelo, du syndicat Commissions ouvrières (CCOO) qui se revendique premier syndicat au sein de l'entreprise en Espagne, a indiqué que 1.200 salariés participaient au mouvement, soit environ 80% du personnel du centre, comme lundi 16 juillet. Les syndicats espagnols réclament une hausse de salaire supérieure à cellede 1,1% proposée par Amazon et dénoncent l'application unilatérale par le groupe d'une convention collective moins avantageuse que celle appliquée auparavant.

"Les chiffres donnés par les organisations syndicales sur la participation à la grève (...) ne correspondent pas à la réalité. Aujourd'hui, la majorité des employés du centre ont travaillé et traité les demandes de nos clients", a assuré mardi Amazon Espagne dans un communiqué, sans donner de chiffres précis.

En Allemagne, six sites étaient mardi 17 juillet concernés à travers le pays (Hersfeld, Leipzig, Graben, Rheinberg, Werne et Coblence) et le mouvement devait se poursuivre à Leipzig mercredi 18 juillet. Selon le premier syndicat allemand du secteur tertiaire, Verdi, 2.400 salariés participaient au mouvement. Contacté par l'AFP, Amazon Allemagne ne faisait pas de commentaire dans l'immédiat sur la participation.

Demande d'une "convention collective"

"Le message est clair: quand le géant du commerce en ligne s'enrichit, c'est sur le dos de la santé de ses employés", a déclaré dans un communiqué Stefanie Nutzberge, représentante de la branche Commerce au sein de Verdi, qui exige en priorité l'établissement d'une convention collective pour 12.000 employés allemands d'Amazon, ce que leur refuse le géant américain depuis 2013.

En Pologne, où Amazon compte environ 9.000 salariés, aucune grève n'avait lieu dans les quatre centres du groupe, selon le syndicat Solidarité. Les premières heures de la journée promotionnelle d'Amazon, baptisée "Prime Day", ont été marquées lundi 16 juillet par des bugs informatiques qui ont duré plusieurs heures, empêchant des clients de procéder à des achats et présentant dans certains cas, en guise de message d'erreur, la photo d'un chien, selon des médias américains et de nombreux commentaires de clients mécontents sur les réseaux sociaux.

Des ratés - réglés depuis - reconnus par le groupe sur son compte Twitter: "certains clients connaissent des problèmes pour faire leurs achats et nous agissons pour résoudre ce problème rapidement". Sollicité par l'AFP pour en savoir davantage, le groupe n'a pas donné suite. Mardi 17 juillet , le titre Amazon a pris 1,18% à 1.843,93 dollars à Wall Street. À un niveau sans précédent, il a pris 58% depuis le début de l'année.

L'envolée récente du titre a même permis à son patron-fondateur Jeff Bezos, déjà l'homme le plus riche du monde, d'augmenter encore sa fortune, lui faisant battre un record en la matière, selon le classement Bloomberg Billionaires Index. Sa richesse a atteint lundi 16 juillet 150 milliards de dollars, le plaçant très loin devant le fondateur de Microsoft, Bill Gates, et ses 95 milliards de dollars, toujours selon les estimations de Bloomberg. M. Bezos est l'actionnaire principal d'Amazon avec près de 17% du capital.
 

AFP/VNA/CVN

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