17/09/2018 22:11
Lewis Hamilton a décroché samedi 15 septembre, presque sans trembler, une victoire cruciale au Grand Prix de Singapour, car Sebastian Vettel, son rival pour le titre, n'a terminé que troisième, victime en partie des errements tactiques de son équipe.
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Le Britannique Lewis Hamilton (centre) remporte le GP de Singapour devant Max Verstappen (gauche) et Sebastian Vettel le 16 septembre.
Photo: AFP/VNA/CVN

À six courses du terme, le pilote britannique de Mercedes a porté son avance sur l'Allemand de Ferrari à quarante points et semble se rapprocher inexorablement d'une cinquième couronne mondiale en Formule 1.

Le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) a signé son 6e podium de la saison alors que les Finlandais Valtteri Bottas (Mercedes), 4e, et Kimi Räikkönen (Ferrari), 5e, ont fini devant son équipier australien Daniel Ricciardo et l'Espagnol Fernando Alonso (McLaren), auteur de sa meilleure performance depuis le GP d'Azerbaïdjan fin avril.

Au classement des constructeurs, Mercedes devance maintenant Ferrari de 37 points. Auteur d'un véritable tour de force la veille pour s'adjuger la pole, Hamilton a parfaitement capitalisé sur cet avantage pour remporter son 4e succès dans les rues étouffantes de la cité-État. "L'équipe n'a rien lâché mais cela a ressemblé à une des courses les plus longues de ma vie", a expliqué Hamilton, exténué en sortant de sa monoplace.

Grosjean ignore les drapeaux

Le quadruple champion du monde a pris un très bon départ qui lui a permis de conserver la tête après l'intervention de la voiture de sécurité, sortie dès le premier tour suite à l'accident entre les deux Racing Point Force India du Mexicain Sergio Pérez et du Français Esteban Ocon, contraint à l'abandon.

La voiture de sécurité, qui avait déjà été des dix premières éditions du GP de Singapour, n'a pas eu une grande influence sur une édition 2018 très peu palpitante.

À mi-course, Hamilton a perdu un peu de temps dans le trafic, notamment gêné par le Français Romain Grosjean (Haas), 15e à l'arrivée après avoir écopé d'une pénalité pour ne pas avoir respecté les drapeaux bleus. "Cela m'a compliqué les choses, cela m'a fait peur par moments", a assuré le natif de Stevenage, qui a ensuite haussé le rythme. Le Britannique a pu préserver ses pneus en profitant une bonne partie de la course d'un flux d'air frais contrairement à ses poursuivants.

Vettel, qui avait doublé Verstappen après quelques virages juste avant l'arrivée de la voiture de sécurité, a ensuite été ralenti par Pérez après son arrêt et vu le Néerlandais lui repasser devant à sa sortie des stands. "Avec la façon dont nous avons couru, nous n'avions aucune chance", a déploré l'Allemand. "Nous avons essayé d'être agressifs au début et ça n'a pas marché", a indiqué l'autre quadruple champion du monde du plateau.

Romain Grosjean lors du GP d'Italie le 30 août.
Photo: AFP/VNA/CVN

L'écurie de Maranello a été dépassée au niveau de la stratégie, choisissant de faire chausser des pneus ultra-tendres à Vettel, alors que Verstapppen et Hamilton enfilaient des tendres, à la durée de vie bien plus longue.

Hamilton tente un bluff 

Déjà samedi 15 septembre en qualifications, les pilotes de la Scuderia avaient entamé la Q2 avec des gommes ultra-tendres, avant de rapidement revenir à leur garage pour mettre des hyper-tendres car ils risquaient une élimination précoce. Et en rapportant une dégradation précoce de ses pneus à la radio, Hamilton a tenté un coup de bluff, que Vettel a lui bien décelé.

Ces balbutiements ont logiquement agacé le pilote de 31 ans, dont le statut au sein d'une équipe qu'il a rejoint en 2015 a été récemment fragilisé par l'annonce du départ de Räikkönen la saison prochaine, remplacé par le Monégasque Charles Leclerc (Sauber), 9e dimanche 16 septembre.

"J'ai dit avant le week-end qu'il n'y avait que nous qui étions en mesure de nous battre nous-mêmes, et je pense que ce week-end nous n'avons pas extrait le maximum de notre monoplace", a expliqué un Vettel, livide. Courant après un titre depuis 2008, la Scuderia va devoir resserrer les boulons avant le prochain rendez-vous, le GP de Russie à Sotchi dans 15 jours, sous peine de voir Mercedes s'envoler définitivement.

Les Renault de l'Espagnol Carlos Sainz Jr et de l'Allemand Nico Hülkenberg ont respectivement obtenu la 8e et la 10e positions. Et le Français Pierre Gasly (Toro Rosso) a franchi la ligne d'arrivée au 13e rang.

AFP/VNA/CVN

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