21/06/2017 20:18
Propres, rapides et transparents, les «taxis technologiques» Grab et Uber dominent depuis quelques années le marché des services de transport au Vietnam, au point que les administrations vietnamiennes n’arrivent plus à les bien gérer, en dépit des revendications des taxis classiques. Un arrêt des inscriptions de chauffeurs est actuellement soupçonné.
Depuis l’apparition de Grab et d’Uber, les taxis classiques subissent une concurrence accrue au Vietnam.
Photo : Hoàng Hai/VNA/CVN

Les revendications à l'encontre d’Uber et de Grab au Vietnam sont déjà fortes et tendues. Le vice-ministre des Communications et des Transports, Nguyên Hông Truong, a alors indiqué que la mauvaise administration de ce «nouveau type» de taxi «engendrait une concurrence inégale». De fait, le problème tient essentiellement à la comptabilisation et à la déclaration des revenus de ces services de taxi recourant à l'application pour Smartphone.

Des demandes d’arrêt des inscriptions de chaufeurs auprès de Grab et d’Uber, à défaut de moyens d’administration appropriés, ont été adressées au ministère des Communications et des Transports, qui les a toutes refusées jusqu'à ce jour.

Une concurrence au détriment des taxis classiques

À Hô Chi Minh-Ville, les taxis traditionnels perdent de plus en plus leurs clients.
Photo : Hoàng Hai/VNA/CVN

C’est par une décision N°24 du ministère des Communications et des Transports en date du 7 janvier 2016 qu’a été autorisé le projet d’expérimentation de services de transport employant de nouvelles technologies. Sept entreprises interviennent alors dans ce service de location de voitures avec chauffeur au Vietnam, dont les deux grandes puissances Uber (États-Unis) et Grab (Singapour).

Conformément à son projet expérimental de «taxis technologiques», jusqu'en avril 2017, ledit ministère n'a autorisé qu'environ 13.500 véhicules de moins de 9 sièges dans trois localités : Hanoï (Nord), Hô Chi Minh-Ville (Sud) et Khánh Hoà (Centre).

Mais en réalité, le Service des communications et des transports de Hanoï en a recensé 7.000 véhicules, et ce nombre était de plus de 22.000 à Hô Chi Minh-Ville, soit deux fois plus que le parc des taxis traditionnels. Une situation qui va au-delà de la gestion locale.

 
Il semble, de manière plus ou moins définitive, que les taxis classiques ne s’adaptent pas aux progrès des technologies. Reconnaissant qu’en tout état de cause, le marché des services de transport est de plus en plus concurrentiel, Nguyên Hông Minh, directeur général de l’entreprise de taxi Nguyên Minh, ne parle rien d’autre que d’une concurrence «abusive», selon ses termes, de la part de ces entreprises étrangères, sans se remettre en cause en parlant, par exemple, de moderniser les conditions de son activité. «Grab et Uber exploitent des services de transport au Vietnam dans des conditions déloyales, car elles ne sont pas soumises à la réglementation stricte des taxis traditionnels», souligne-t-il.

Compte tenu des revendications des compagnies de taxi, il semblerait que les discussions au Vietnam ne se limitassent pas simplement à un arrêt des inscriptions de chauffeurs Uber et Grab. Tout est juste le début d’une concurrence accrue dans l’avenir.
 
Dang Duong/CVN
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