08/09/2019 16:28
Le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari) s'est adjugé la pole position du Grand Prix de F1 d'Italie samedi 7 septembre, devant le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes), leader du Championnat du monde, à l'issue de qualifications invraisemblables et polémiques.
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Le Monégasque Charles Leclerc (centre) s'offre la pole position du GP d'Italie devant le Britannique Lewis Hamilton (gauche) et le Finlandais Valtteri Bottas le 7 septembre.
Photo: AFP/VNA/CVN

Ce "bazar", comme l'ont qualifié les pilotes, a fait l'objet d'enquêtes des commissaires de course, qui se sont finalement contentés de distribuer des réprimandes plutôt que des pénalités sur la grille de départ.

Dimanche 8 septembre à 15h10 (13h10 GMT), la deuxième ligne sera occupée par le Finlandais Valtteri Bottas (Mercedes) et l'Allemand Sebastian Vettel (Ferrari).

Contenir les Flèches d'argent "va être difficile parce qu'elles sont très rapides et qu'ici à Monza les effets d'aspiration et du DRS (ce volet monté sur l'aileron arrière des monoplaces qui s'ouvre pour gagner en vitesse de pointe et faciliter les dépassements) sont très importants", estime Leclerc, qui était déjà en pole en Belgique dimanche dernier.

"Mais notre rythme de course semble meilleur qu'à Spa, donc, je suis plutôt confiant", poursuit le jeune homme de 21 ans, qui peut s'offrir un doublé une semaine après sa première victoire en F1.

Statistique à son avantage, dans la configuration actuelle du circuit, la victoire a été remportée de la position de pointe 14 fois sur 19.

"Stratégie d'équipe" 

Mais Hamilton, qui a lui-même signé ses deux premiers succès en F1 à une semaine d'intervalle en 2007, ne l'entend pas de cette oreille. "C'est très bien que nos voitures séparent les Ferrari, se félicite-t-il. Cela nous permettra d'élaborer une stratégie d'équipe", ce qui a manqué à Mercedes pour aller chercher le succès en Belgique.

Le Monégasque Charles Leclerc s'offre la pole position après les qualifications du GP d'Italie le 7 septembre.
Photo: AFP/VNA/CVN

La pluie attendue pourrait aussi faire les affaires du quintuple champion du monde, qui en est friand.

Quelle que soit l'issue, elle ne remettra toutefois pas en question la conclusion quasi-inéluctable du Championnat: un sixième sacre consécutif pour Mercedes chez les pilotes et les constructeurs.

À huit courses du terme, Hamilton compte 65 points d'avance sur Bottas, 87 sur le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), 99 sur Vettel et 111 sur Leclerc. Chez les constructeurs, les Flèches d'argent ont 145 longueurs d'avance sur la Scuderia et 217 sur Red Bull.

Plus bas sur la grille, les Renault de l'Australien Daniel Ricciardo et de l'Allemand Nico Hülkenberg conservent leurs 5e et 6e places, devant la McLaren de l'Espagnol Carlos Sainz Jr, la Red Bull du Thaïlandais Alexander Albon et la Racing Point du Canadien Lance Stroll.

La 10e position de Kimi Räikkönen (Alfa Romeo Racing) est, par contre, incertaine, le Finlandais ayant accidenté sa monoplace. Selon les réparations à effectuer, il n'est pas à l'abri d'une pénalité.

Quant à Verstappen, au Français Pierre Gasly (Toro Rosso) et au Britannique Lando Norris (McLaren), ils fermeront la marche pour avoir changé leur moteur au-delà de la limite autorisée par saison.

Q3 au ralenti 

Les positions d'Hülkenberg, Sainz et Stroll sont restées longtemps incertaines samedi 7 septembre, tous trois ayant été convoqués par les commissaires pour avoir ralenti la troisième et dernière partie des qualifications (Q3), quand se répartissent les dix premières places sur la grille.

Au moment de s'élancer pour leur dernier essai, les neuf pilotes encore en lice après le crash de Räikkönen ont attendu le plus longtemps possible avant de sortir du garage.

Ils ont ensuite effectué leur tour de chauffe, Hülkenberg, Sainz et Stroll en tête, au ralenti dans l'espoir de se placer dans le peloton afin de bénéficier chacun de l'aspiration des autres pour gagner quelques précieux dixièmes.

Résultat, seuls l'Espagnol de McLaren et Leclerc ont passé la ligne de départ/arrivée en temps voulu pour effectuer leur tour rapide. Les sept autres ont été privés d'un deuxième d'essai.

Les commissaires ont estimé que les trois pilotes cités étaient les principaux responsables de cette situation rocambolesque et frustrante pour les fans et enjoignent la Fédération internationale de l'automobile (FIA), qui édicte les règles de la F1, de trouver une solution pour éviter qu'elle ne se reproduise.

Les pilotes semblent partager ce point de vue, à l'instar d'Hamilton pour qui "c'est plutôt le système qu'il faut changer. Il nous faut nous poser et réfléchir à comment rendre les choses meilleures pour les spectateurs et moins dangereuses en piste", exhorte-il.

Enfin, Romain Grosjean (Haas), le second Français en lice, s'est qualifié 16e mais, en l'état actuel des pénalités, il sera 14e au départ.

AFP/VNA/CVN
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