23/09/2019 16:07
Doux pour l'un, amer pour l'autre : après vingt-deux Grand Prix sans victoire - et 392 jours, plus d'une saison ! -, Sebastian Vettel a retrouvé le goût du succès dimanche 22 septembre à Singapour, devant son équipier chez Ferrari Charles Leclerc.
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L'Allemand Sebastian Vettel vainqueur du GP de Singapour, le 22 septembre.
Photo : AFP/VNA/CVN 

Sur la grille de départ, le Monégasque était pourtant en pole position, aux côtés du Britannique Lewis Hamilton (Mercedes). L'Allemand, lui, n'était que troisième, rang qu'il a conservé jusqu'à un arrêt aux stands décisif au dix-neuvième tour.

Premier des leaders, avec le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), à changer de pneus - suivant une consigne "de dernière minute" de la Scuderia, a-t-il expliqué -, Vettel a ensuite été suffisamment rapide en piste pour chiper presque par inadvertance la tête de la course à Leclerc.

Rentré un tour plus tard, le pilote de 21 ans est ressorti de la voie des stands derrière son aîné et n'a pu ensuite récupérer son bien sur un tracé, le circuit urbain de Marina Bay, sur lequel il est très difficile de dépasser.

Lui aussi pris de court par le choix stratégique de Vettel et Verstappen, Hamilton est resté en piste aussi longtemps que possible pour jouer son va-tout, mais il a finalement perdu deux places en rentrant à son tour aux stands.

Quatrième à l'arrivée, le quintuple champion du monde porte tout de même de 63 à 65 points son avance au classement des pilotes sur son dauphin et équipier finlandais Valtteri Bottas, 5e et prié par radio de ne pas mettre en péril son leader.

"Raisons d'y croire" 

Le podium du GP de Singapour : le Monégasque Charles Leclerc (gauche, 2e), l'Allemand Sebastian Vettel (centre, vainqueur), et le Néerlandais Max Verstappen, le 22 septembre. Photo : AFP/VNA/CVN 

Verstappen, quatrième sur la grille, complète le podium de la quinzième manche sur vingt-et-unes cette saison.

Pour Ferrari - qui a dû attendre les deux précédents GP en Belgique et en Italie pour remporter avec Leclerc ses deux premières victoires en 2019 -, c'est le premier doublé depuis le Grand Prix de Hongrie 2017. La première fois aussi depuis 2008 que la Scuderia remporte trois courses de rang.

"Le début de saison a été difficile, mais depuis quelques courses, nous revenons à la vie", s'est réjouit le vainqueur.

"Ces dernières semaines (au cours desquelles il a vu Leclerc ouvrir le compteur de victoires de leur équipe, alors que lui-même partait en tête-à-queue devant les tifosi à Monza pour ne terminer que treizième, ndlr) n'ont pas été les meilleures pour moi", a reconnu Vettel, qui n'avait plus gagné depuis le Grand Prix de Belgique 2018.

"Mais cela m'a fait du bien de recevoir autant de soutien, des messages de gens qui me racontaient leur propre histoire, quand les choses ne se passaient pas si bien pour eux, a poursuivi le quadruple champion du monde. Ça m'a donné de la force et des raisons d'y croire."

Ce revers de fortune inattendu, sur un tracé sinueux et lent qui, sur le papier, ne favorisait pas les caractéristiques des Ferrari, restera toutefois marqué par la colère évidente de Leclerc à la radio de sa monoplace.

"C'est la course" 

Une fois descendu de voiture, le jeune homme s'est montré plus mesuré, expliquant : "je voulais juste faire comprendre que j'étais très mécontent dans la voiture et que ce scénario-là, on ne l'avait pas du tout abordé pendant le +meeting+ d'avant-course."

"Mais je vais essayer de comprendre pourquoi on a fait ça. Je suis sûr que c'était pour le bien du +team+ et pas contre moi."

La réponse est venue rapidement du patron de Ferrari, Mattia Binotto. "Nous avons arrêté Sebastian en premier car Verstappen allait s'arrêter et nous devions défendre sa position", a-t-il justifié.

"C'était le bon moment pour arrêter Sebastian, sans discussion. À sa sortie des stands, sur des pneus frais, il a très bien piloté et s'est retrouvé devant Charles. C'est la course. Ça n'était pas le moment d'arrêter Charles alors que ça l'était pour Seb, tout simplement."

À noter aussi les huitième et onzième places des Français Pierre Gasly (Toro Rosso) et Romain Grosjean (Haas).

Le Championnat reprend ses droits dès la semaine prochaine en Russie, à Sotchi, sur un tracé qui réussit habituellement plutôt aux Mercedes, et surtout à Bottas. Mais alors qu'on donnait Hamilton favori à Singapour, la Scuderia peut-elle encore faire mentir les pronostics ?

AFP/VNA/CVN

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