31/03/2019 14:34
Charles Leclerc a battu rien moins que Sebastian Vettel et Lewis Hamilton pour s'offrir sa première pole position en Formule 1, samedi 30 mars au Grand Prix de Bahreïn, pour sa 2e course seulement avec Ferrari.

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Charles Leclerc (centre) lors de sa première pole position en F1 au GP de Bahrein devant l'Allemand Sebastian Vettel et le Britannique Lewis Hamilton, le 30 mars.
Photo: AFP/VNA/CVN


Le Monégasque, qui débute sa deuxième saison en F1, devient à 21 ans 5 mois et 15 jours le deuxième plus jeune poleman de l'histoire, derrière Vettel, 21 ans 2 mois et 11 jours, en 2008 au GP d'Italie.

Il s'est aussi adjugé cette position de pointe en battant le record du circuit de Sakhir (1 min 27 sec 866/1000). Une performance immédiatement saluée par les deux multiples champions du monde... qui s'étaient chacun imposé après leur première pole. "Il a fait un très bon travail, il le mérite", a salué l'Allemand, quand Hamilton louait lui un "travail incroyable".

"Je suis extrêmement heureux", a réagi le héros du jour. "Lors de la dernière course (en Australie il y a quinze jours, ndlr), je n'étais pas satisfait de mes qualifications, donc j'ai énormément travaillé pour faire en sorte de ne pas reproduire les mêmes erreurs". Mais "j'essaye de garder mes émotions sous contrôle car il n'y a pas de point à gagner avec la pole. Tout se joue en course demain", a-t-il poursuivi.

Leclerc dans le contrôle 

Deuxième plus jeune pilote de l'histoire de la Scuderia, Leclerc est ainsi, posé, mesuré. "Assez émotionnel" à son début de carrière, il appris à contrôler ses élans. Il le faut. Face aux attentes de ceux -nombreux- qui voient depuis longtemps en lui un champion du monde en puissance. Face à la vie aussi qui ne l'a pas épargné ces dernières années.

Le jeune homme, né le 16 octobre 1997 à Monte-Carlo, a en effet perdu en 2015 son ami Jules Bianchi, pilote de F1 gravement blessé au GP du Japon l'année précédente, puis en 2017 son père, ex-pilote de Formule 3. "Je leur dois tout et je leur dédie chaque course et chaque victoire", a-t-il coutume de dire.

Le troisième Monégasque à accéder à la catégorie reine du sport auto, après Louis Chiron et Olivier Beretta, a découvert le karting à l'âge de quatre ans sur le circuit du père de Jules, le meilleur ami de son propre père, un jour où il ne voulait pas aller à l'école, et commencé la compétition en 2005.

Il est passé à la monoplace en 2014 pour poursuivre un parcours "quasi parfait", selon Fred Vasseur, le patron de Sauber, l'équipe de ses débuts en F1 en 2018. Avec lui, le Monégasque a remporté le titre en GP3 en 2016 au sein de l'équipe ART Grand Prix, avant d'être sacré champion de Formule 2 en 2017.

 

AFP/VNA/CVN

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