16/08/2019 11:19
Gibraltar a autorisé un pétrolier iranien arraisonné début juillet à partir malgré une demande de dernière minute des États-Unis de prolonger l'immobilisation du navire, soupçonné d'avoir voulu livrer sa cargaison à la Syrie.
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Le pétrolier iranien Grace 1 au large de Gibraltar, le 15 août.
Photo: AFP/VNA/CVN

Le chef du gouvernement de Gibraltar Fabian Picardo a expliqué avoir reçu la promesse écrite de Téhéran de ne pas envoyer les 2,1 millions de barils de pétrole en Syrie, frappée par un embargo de l'Union européenne.

"Nous avons privé le régime d'Assad en Syrie de plus de 140 millions de dollars de pétrole brut", s'est-il félicité dans un communiqué.

Les autorités ont donc demandé à la Cour suprême de lever l'immobilisation dans un document rendu public, incluant des courriers échangés avec les autorités iraniennes.

Le président de la Cour suprême Anthony Dudley a donc décidé que "le navire (n'était) plus détenu", lors d'une audience dans l'après-midi.

Initialement attendue dans la matinée, cette audience prévue depuis des semaines avait dû être repoussée de plusieurs heures après l'annonce surprise par le ministère public de Gibraltar d'une demande des États-Unis de prolonger l'immobilisation du pétrolier, déposée dans la nuit.

Mais le juge Dudley a déclaré qu'il n'avait pas été saisi par écrit d'une telle demande. "Cela ne m'a pas été soumis", a-t-il dit.

AFP/VNA/CVN
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