27/02/2018 13:34
À l'ouverture de la 37e session du Conseil des droits de l'homme (CDH) lundi 26 février à Genève, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a réitéré la nécessité de mettre en œuvre la trêve humanitaire en Syrie adoptée samedi dernier 24 février par le Conseil de sécurité à l'unanimité de ses membres.

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Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, prend la parole lors de l'ouverture de la 37e session du Conseil des droits de l'homme tenue le 26 février à Genève. Photo : AFP/VNA/CVN


"Mais les résolutions du Conseil de sécurité n'ont de sens que si elles sont effectivement mises en œuvre", a prévenu le secrétaire général. "Comme j'ai eu l'occasion de le dire au Conseil de sécurité il y a quelques jours, la Ghouta orientale en particulier ne peut pas attendre. Il est grand temps d'arrêter cet enfer sur Terre".

S'il a réaffirmé que "l'ONU est prête à contribuer", M. Guterres, a rappelé que toutes les parties ont l'obligation absolue de protéger les civils et les infrastructures civiles en tout temps en vertu du droit international humanitaire et des droits de l'homme.

Devant les 47 membres du CDH, le chef de l'ONU a déploré que les mots de la Déclaration universelle des droits de l' homme ne soient pas encore concrétisés par des faits sur le terrain, soulignant que partout dans le monde, les peuples subissent encore des contraintes à leurs droits - "voire même le déni total". "Les États membres ont défini le droit international relatif aux droits de l'homme et l'ont placé au cœur des Nations unies. Pourtant, il y a encore une certaine résistance à soutenir l'action des Nations unies en matière de droits de l'homme", a regretté M. Guterres, appelant à surmonter la "fausse dichotomie" entre les droits de l'homme et la souveraineté nationale.

S'il a également salué l'adoption de la résolution sur la Syrie par le Conseil de sécurité, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a néanmoins jugé qu'il fallait "rester prudent" en raison de la poursuite des raids aériens dans la Ghouta orientale lundi matin 26 février. "La résolution 2401 (2018) doit être prise en compte dans un contexte de sept années d'échec à faire cesser les violences, sept années de tueries de masse continues et effroyables", a-t-il rappelé.

Xinhua/VNA/CVN

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