24/08/2020 00:22
Travailler à domicile, au café ou même travailler tout en voyageant représentent de sérieux avantages pour les travailleurs indépendants. Mais le travail en freelance répond-il vraiment à ses promesses de confort et de liberté ou est-il au contraire sujet à tout type de pression ?
>>Débat sur la presse multimédia, le choix de l’avenir
>>McFreddy, une vie de défis
>>Faire du tourisme un secteur clé de l’économie vietnamienne

Travailler de manière indépendante (freelance) est le choix de nombreux jeunes Vietnamiens ces derniers temps.
Photo : CTV/CVN

Depuis quelques années, de plus en plus de jeunes Vietnamiens ont tendance à  choisir le travail indépendant (freelance) au lieu de travailler au bureau. Cette manière de fonctionner permet d’arranger ses horaires de travail en toute flexibilité et d’accepter plusieurs emplois en même temps, permettant ainsi de contrôler ses revenus.

Les travailleurs indépendants facturent souvent leurs services à l'heure, à la journée ou au forfait en fonction de la mission en question. Par conséquent, le revenu mensuel d’un freelancer peut facilement être plus élevé que celui d’un employé aux horaires fixes et normaux. Par ailleurs, la liberté offerte par le freelance permet d’élargir son réseau professionnel.

"Le +freelance+ est un style de travail qui me permet de pleinement profiter de mon travail, de la vie et de mon temps libre", partage Trân Tuân Anh, 29 ans de Hô Chi Minh-Ville, concepteur-rédacteur.

"J’ai travaillé dans différentes entreprises pendant trois ans. Après avoir accumulé des expériences et enrichi mon réseau, j’ai décidé de travailler en +freelance+, exprime Minh Thu, créatrice de médias.

Selon elle, travailler en freelance est très confortable mais tout n'est pas si simple. Afin de conclure un contrat, outre des compétences professionnelles, il faut savoir démarcher puis persuader les partenaires et les clients. Surtout, il faut bien maitriser l’anglais…

"Avant de devenir un travailleur indépendant, les jeunes doivent apprendre la gestion des finances personnelles et avoir un plan de secours au cas où ça ne se passerait pas très bien", partage Trân Thanh Phuong, 38 ans, responsable d'une entreprise à Hô Chi Minh-Ville, qui a travaillé en freelance il y a quelques années.

Le COVID-19, un tournant

L’épidémie de COVID-19 frappe durement de nombreux "freelancers".
Photo : ST/CVN

En réalité, le freelance n’est évidemment pas profitable à tous. Les travailleurs indépendants bénéficient très rarement d’une assurance, d’un régime de sécurité sociale et de prestations venant des cotisations sociales. Les horaires sont aussi souvent plus longs que ceux des employés ou ouvriers, les garanties sociales en moins.

L’épidémie de COVID-19 frappe durement de nombreux freelancers. La distanciation sociale à Hanoï et à Hô Chi Minh-Ville  a nettement réduit le nombre d’offres de mission pour les travailleurs indépendants.

"Je dois me serrer la ceinture. Il est difficile de trouver quelque chose pendant l’épidémie. Il n’y a quasiment plus de contrat en provenance de l’étranger", exprime Khanh An, 25 ans à Hô Chi Minh-Ville, programmeuse indépendante.

Auparavant, le revenu mensuel de Khanh An atteignait un chiffre qui faisait toujours rêver ses amis. Cependant, à cause de la pandémie, ses entrées financières ont chuté de façon spectaculaire.

Le risque du chômage pèse sur la majorité des freelancers, souligne Dan Ni, illustrateur à Hô Chi Minh-Ville : "La plupart de mes projets sont annulés. C'est une période assez difficile : l’argent et le stress sont mes deux grands problèmes actuellement".

Si le travail en freelance arrive à séduire beaucoup de jeunes au Vietnam, le succès n’est pas garanti pour tous, notamment en pleine de crise sanitaire, à moins de réussir à fortement gagner en compétence personnelle, condition désormais sine qua non pour conquérir le monde du freelancing.

Kim Ngân/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Banh cuôn au fruit de dragon – un plat irrésistible à déguster

Voyage en solo, un marché prometteur pour le tourisme Aujourd’hui, voyager seul est un choix très plébiscité par les jeunes. Cependant, afin de mieux répondre aux besoins de ces clients nomades, les voyagistes se doivent d’améliorer leurs services.