15/04/2018 00:12
Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé tôt samedi 14 avril des frappes ciblées contre la Syrie qu'ils accusent d'une attaque chimique, ouvrant un nouvel épisode de tensions diplomatiques et militaires entre les Occidentaux et la Russie.
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Photo fournie par le service de presse de l'armée française d'avions Rafale se préparant à décoller depuis la base de Saint-Dizier, le 13 avril 2018 pour une mission en Syrie.
Photo : AFP/VNA/CVN

Moscou a dénoncé les frappes occidentales en Syrie sans prendre dans l'immédiat de mesures de rétorsion, malgré son ton menaçant des derniers jours.

La Russie s'est bornée à demander la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, à 15h00 GMT.

Ces raids, qui ont visé trois sites près de Damas et dans le Centre du pays, n'ont fait "aucune victime au sein de la population civile ou de l'armée syrienne", d'après l'armée russe, dont les installations sur place ont été soigneusement évitées.

"Mission accomplie!", a lancé sur Twitter le président américain Donald Trump, saluant une frappe "parfaitement exécutée" et remerciant les alliés français et britannique "pour leur sagesse et la puissance de leur excellente armée".

Il était 04h00 à Damas (01h00 GMT) quand le président américain a annoncé ces frappes depuis la Maison-Blanche.

Au même moment, de lourdes détonations ont résonné dans la capitale syrienne et des colonnes de fumée ont émergé depuis le nord-est de la capitale, selon une journaliste de l'AFP. Les frappes ont duré environ 45 minutes.

Les frappes ont visé un "centre de recherche" à la limite nord-est de Damas, et des "entrepôts" d'armes chimiques, dont du gaz sarin, dans la province centrale de Homs, a détaillé le chef d'état-major américain, le général Joe Dunford.

Selon l'armée russe, la défense antiaérienne syrienne a intercepté 71 missiles de croisière sur 103.

À Damas, le président Assad a affirmé que cette "agression" ne faisait que "renforcer (sa) détermination à continuer de lutter et d'écraser le terrorisme".

Dans ces "circonstances dangereuses" qui font craindre une "escalade militaire totale", le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé à la "retenue".

 L'enquête pas menacée

Photo provenant du site internet de l'agence de presse officielle syrienne le 14 avril 2018 d'une explosion dans la banlieue de Damas après des frappes aériennes d'Occidentaux.
Photo : AFP/VNA/CVN

À Damas, les frappes ont galvanisé les partisans du régime. Au lever du soleil, plusieurs dizaines d'entre eux se sont rassemblés sur l'emblématique place des Omeyyades, au son de klaxons et de musiques patriotiques, arborant des drapeaux syriens, chantant et dansant à la gloire de Bachar al-Assad.

À la mi-journée, les médias d'État ont annoncé l'entrée de forces de sécurité du régime à Douma, l'ultime bastion rebelle dans la Ghouta. Les insurgés de Jaich al-Islam avaient accepté d'évacuer la ville, au lendemain de l'attaque chimique présumée, imputée par les Occidentaux au régime syrien.
 
AFP/VNA/CVN
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