12/06/2021 11:52
Le robot-chien "Scar", de l’École des mines à Nancy, a pu démontrer en conditions réelles les possibilités offertes aux ingénieurs lors d’un test en mai dans les galeries du projet de Centre d’enfouissement de déchets radioactifs de Bure.
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Le robot chien "Scar" effectue des relevés dans les galeries du Centre d’enfouissement de déchets radioactifs de Bure (Meuse).
Photo : AFP/VNA/CVN

Mines Nancy a été le premier établissement en France à acquérir en septembre dernier ce robot baptisé Scar (pour "Système complexe d’assistance robotisée"), idéal pour remplacer ou seconder l’Homme dans des endroits dangereux ou difficilement accessibles. Et Bure, où se trouve actuellement le laboratoire qui étudie la faisabilité du projet d’enfouissement en profondeur de déchets radioactifs (baptisé Cigéo), est justement l’endroit idoine pour profiter des capacités offertes par ce robot noir et jaune à quatre pattes.

À 500 m sous terre, muni de différents capteurs, Scar s’est déplacé dans les boyaux pour effectuer divers relevés. Il a en partie été télécommandé à distance, mais a aussi gambadé tout seul, de manière autonome.

"Ce sont les prémices d’un changement dans la façon de travailler et dans l’organisation du travail, de la transition numérique dans l’industrie, estime François Rousseau, directeur général de Mines Nancy. Le fait d’avoir des robots autonomes capables de franchir des obstacles dans des milieux accidentés va amener des possibilités nouvelles".

Par exemple, dans les galeries de Cigéo, le robot peut approcher du matériel topographique au plus près d’endroits dangereux, peut cartographier des galeries, ou encore effectuer des relevés méthodiques en repassant par exemple toujours au même endroit toutes les semaines pour prendre des mesures, explique Laurent Ciarletta, enseignant-chercheur à Mines Nancy.

Quentin Helaine, ingénieur et chercheur à l’École des mines de Nancy, manipule le robot chien "Scar", dans les galeries du Centre d’enfouissement de déchets radioactifs de Bure (Meuse).
Photo : AFP/VNA/CVN

En attendant, l’École des mines et l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), qui gère le projet Cigéo, ont créé en partenariat une chaire de recherche et de formation en "Intelligence artificielle pour applications robotiques en environnements complexes".

Les étudiants vont ainsi pouvoir continuer à développer l’intelligence artificielle du robot et descendront régulièrement avec lui dans les galeries de Cigéo pour mettre en application leurs travaux.

"Les systèmes robotiques automatisés ont toute leur importance en milieu souterrain, souligne de son côté Guillaume Hermand, ingénieur instrumentation à l’Andra. D’ores et déjà, nous nous intéressons au développement de l’intelligence artificielle qui pourrait intervenir dans le déploiement des dispositifs de surveillance du stockage géologique profond. Et notre laboratoire souterrain constitue un terrain de jeu exceptionnel et unique pour cela".

Le projet Cigéo vise à enfouir quelque 85.000 m3 de déchets radioactifs à partir de 2035.

AFP/VNA/CVN
 
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