24/06/2019 23:44
Collectivement "en colère" contre la réforme de l'assurance chômage, les syndicats refusent pour autant de s'unir pour peser face à l'exécutif, même si, bousculés par le mouvement des "gilets jaunes", certains appellent à une stratégie unitaire.
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Des drapeaux syndicaux sont accrochés aux grilles de la préfecture d'Ajaccio le 9 mai, lors d'une manifestation contre la réforme de la fonction publique.
Photo: AFP/VNA/CVN

Dès l'annonce, le 19 juin, de la réforme qui durcit notamment les règles d'indemnisation des chômeurs et pourrait impacter 600.000 à 700.000 personnes, Yves Veyrier, numéro un de FO, a plaidé pour "une réaction coordonnée" entre les cinq confédérations nationales, puisqu'on est tous les cinq en colère.

Il a appelé à "une action qui ne soit pas simplement pour le symbole". Mais, le secrétaire général de la troisième confédération française n'a pas été entendu.

Mardi 25 juin, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa et l'organisation de jeunesse Fage se rassembleront devant le ministère du Travail. Seront présents Laurent Berger (CFDT), Philippe Louis (CFTC), François Hommeril (CFE-CGC) et Laurent Escure (Unsa).

Mais pas Philippe Martinez, de la CGT. Son organisation appelle mercredi 26 juin à un rassemblement devant le siège de l'Unédic et à des actions un peu partout en France, notamment devant les agences Pôle emploi. Une date fixée de longue date.

"Nous avons proposé à la CFDT de manifester avec nous. Ils n'ont pas voulu. Nous le regrettons", a dit Catherine Perret, dirigeante de la confédération. Elle assure que la CFDT, elle, ne les a pas invités au rassemblement de mardi 25 juin.

Force ouvrière ne participera à aucun des rassemblements, pas plus que Solidaires. "Sur l'assurance chômage, il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette entre la CGT et la CFDT. Mais ça donne deux rassemblements", se désole Eric Beynel, porte-parole de Solidaires.

"On aurait pu s'unir", reconnaît Philippe Louis, le président de la CFTC. Les syndicats sont particulièrement critiques du durcissement de quatre à six mois de travail pour l'ouverture des droits.

Rejoignant la CGT, il considère que cette réforme va à l'encontre du discours tenu à Genève par le président Emmanuel Macron à l'occasion du centenaire de l'Organisation internationale du travail, le 11 juin.

AFP/VNA/CVN

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