04/12/2018 09:18
La crise engendrée par le mouvement de "Gilets jaunes" a fini par bousculer l'agenda officiel, amenant les dirigeants du gouvernement à annuler des visites à l'étranger ou écourter des déplacements en vue de se focaliser sur la situation interne du pays.
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>>"Gilets jaunes": après une journée de chaos, l'exécutif cherche une réponse

Un manifestant porte un gilet jaune et un masque près d'une barricade en feu, le 1er décembre 2018 à Paris. Photo: AFP/VNA/CVN

Deux jours après les émeutes violentes qui ont ébranlé la capitale, le président français Emmanuel Macron a décidé de "reporter" sa visite officielle en Serbie, qui était prévue mercredi 5 et jeudi 6 décembre, "en raison de la situation" en France, a annoncé lundi 3 décembre son homologue serbe Aleksandar Vucic.

"Nous nous préparions pour la visite du président Macron. Malheureusement en raison de la situation et des problèmes auxquels il fait face, le président Macron m'a demandé de reporter de quelques semaines sa visite dans notre pays", a déclaré le chef de l'État serbe lors d'une conférence de presse.

Le programme prévoyait que le président Macron parte pour Belgrade à l'issue du conseil des ministres mercredi 5 décembre et retourne à Paris jeudi 6 décembre. Il devait notamment rendre hommage, avec son homologue serbe Aleksandar Vucic, aux défenseurs de Belgrade à l'occasion du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale.

En raison de la crise des "gilets jaunes", l'agenda présidentiel devrait être également bouleversé mardi 4 décembre à la suite de la remise en cause d'une réunion avec les associations d'élus prévue pour dans l'après-midi.

Rentré dimanche 2 décembre d'Argentine, où il avait pris part au sommet du G20, M. Macron ne s'est pas exprimé jusqu'à présent, se contentant d'effectuer une visite sur le terrain pour constater les dégâts à l'Arc de Triomphe et à proximité.

Le Premier ministre Edouard Philippe a également annulé son déplacement en Pologne où devait assister à la COP24 à Cracovie, pour se focaliser sur la crise sociale provoqué par le mouvement des "Gilets jaunes".

Edouard Philippe quitte Matignon, le 3 décembre. Photo: AFP/VNA/CVN

À la demande du chef de l'État, Edouard Philippe a entamé lundi 3 décembre les consultations avec les chefs des principaux partis politiques français siégeant au parlement. Il s'agit d'une première étape d'une semaine chargée qui le verra également ouvrir ses portes aux "gilets jaunes" ayant réclamé le "dialogue".

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a du quitter lundi  3 décembre une réunion à Bruxelles pour se rendre à Paris afin d'asssiter une "rencontre très importante", a indiqué une porte-parole du ministère, précisant que le ministre va "participer en fin d'après-midi à une réunion à l'Élysée sur les gilets jaunes".

M. Le Maire qui participait à une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, n'a pas écarté la veille la révision des taxes écologiques à l'origine du mécontentement en France.

L'exécutif français s'est engagé lundi 3 décembre dans une course contre la montre pour tenter d'apaiser la crise sociale des "gilets jaunes" et éviter la répétition des violences qu'elle a déchaînées, notamment à l'instar de celles vécues samedi 1er décembre à Paris.

APS/VNA/CVN



 
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