25/06/2019 18:24
Le blockbuster est programmé vendredi 28 juin en prime-time (21h00/19h00 GMT): le quart de finale France - États-Unis, soit le pays hôte contre les championnes du monde, va faire des étincelles dans un Parc des princes où 48.000 supporters des deux camps vont faire monter la température, annoncée à 30°C.
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L'attaquante des États-Unis Megan Rapinoe (gauche) buteuse lors de la qualification pour les quarts de finale du Mondial le 24 juin. 
Photo: AFP/VNA/CVN

L'affiche tant attendue était aussi la plus redoutée pour les Bleues, au bord du précipice dimanche 23 juin en 8e de finale au Havre face au Brésil (2-1 en prolongation). Il faudra hausser le niveau de jeu et d'exigence vendredi 28 juin pour faire face à l'ogre américain, impressionnant au premier tour mais pénible vainqueur de l'Espagne lundi soir 24 juin (2-1) à Reims.

Quoi qu'en disent les Françaises, une rencontre face à la "Roja" aurait été largement plus à leur portée que face à "Team USA", véritable rouleau compresseur en début de tournoi avec des cartons contre la Thaïlande (13-0), le Chili (3-0) et la plus relevée équipe de Suède (2-0), soit un crédit de 18 buts marqués et aucun encaissé.

À l'inverse, les Espagnoles n'avaient engrangé qu'un seul succès contre l'Afrique du Sud (3-1) et s'étaient montrées incapables ensuite de marquer contre l'Allemagne (0-1) et la Chine (0-0). Lundi 24 juin, elles ont néanmoins tenu tête aux États-Unis, ne cédant que sur deux penalties, ce qui pourra donner des idées aux Bleues.

Vendredi 28 juin, les États-Unis débarqueront à Paris avec une confiance un peu écornée, mais avec un palmarès bien rempli (3 Coupes du monde, 4 titres olympiques) et un historique favorable face aux Françaises, à chaque fois battues dans les grands rendez-vous internationaux.

Record d'audience 

Sur quoi peuvent s'appuyer les Bleues? Un jour de récupération en plus, un public qui joue à domicile, et un match référence en janvier contre l'armada américaine en amical (3-1) au Havre.

La cité normande leur a une nouvelle fois porté chance dimanche contre une Seleçao accrocheuse, seulement dominée par un but de la capitaine Amandine Henry en prolongation. Le suspense était à son comble et les téléspectateurs ont visiblement apprécié, puisqu'ils étaient environ 11,9 millions devant TF1 et Canal+, du jamais vu pour le football féminin.

La coach de la France Corinne Diacre lors du match face au Brésil le 23 juin au Havre lors du Mondial. Photo: AFP/VNA/CVN

Wendie Renard et compagnie, qui ont célébré la victoire jusqu'à 02h00 autour d'un repas avec leurs familles dans un salon du stade Océane, se seraient en revanche bien épargnées les prolongations.

"On est très fatiguées, j'ai eu des crampes, c'est très dur. On a laissé beaucoup d'énergie, il va falloir récupérer", s'est ainsi confiée Valérie Gauvin, auteure du premier but tricolore.

Les Bleues se seraient bien passées de ce match à rallonge, mais c'est souvent le lot des grands tournois. En 1998, Zidane et sa bande s'étaient extirpés d'un tel scénario à deux reprises, en huitième de finale contre le Paraguay (1-0 a.p., avec un but en or) puis face à l'Italie dans la foulée (0-0, 4-3 t.a.b).

"Se remettre en question"

Avec les États-Unis au tour suivant, elles sont tombées sur un gros poisson et il faudra être à 100% vendredi, alors que la météo s'annonce caniculaire. Mais dans les couloirs du stade Océane, les joueuses semblaient toutes avoir accordé leurs violons: non, les Américaines ne font pas peur.

"Si on veut être championnes du monde, il faudra aller chercher toutes les équipes. C'est une phrase bateau mais à nous de faire notre chemin et d'aller chercher ces victoires", a récité la gardienne Sarah Bouhaddi. "On va déjà travailler et se remettre en question, et on verra contre qui on tombe", avait aussi développé Amel Majri.

Du travail, il y en a effectivement encore pour l'équipe de Corinne Diacre, peu en réussite offensivement et mise en difficulté défensivement. Sans le sauvetage de Griedge Mbock devant Debinha dans la prolongation, le pays hôte serait peut-être éliminé ce lundi 24 juin...

En première période, "on était trop loin les unes les autres, il n'y avait pas assez de mouvement, c'était compliqué de se trouver entre les lignes", a relevé Wendie Renard, pas au mieux face au Brésil.

Les Bleues ont quatre jours pour se régénérer et se persuader qu'une victoire est possible.

AFP/VNA/CVN
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