11/03/2021 20:00
Les karaokés mobiles, les bars et les fêtes avec leur cortège de sonorisation fonctionnant la nuit, coupables de développer la pollution sonore, ainsi que d’autres incivilités à Hô Chi Minh-Ville sont maintenant montrés du doigt. Les autorités municipales ont demandé aux administrations locales de trouver des solutions pour ce problème.
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L’usage des haut-parleurs de karaoké sera mieux contrôlé après la modification du décret 155.

Au cours des trois premiers mois de 2021, lors de nombreuses réunions au niveau local et municipal, de nombreux dirigeants ont dû dénoncer la pollution sonore causée par les haut-parleurs de karaoké portables, les bars et les fêtes nocturnes. Ces systèmes audio de grande capacité, gênent en effet terriblement la vie des gens. Le fait que ces dirigeants aient mentionné ces phénomènes lors de réunions montre le ras-le-bol de la population et qu'il faut éradiquer ces nuisances. Le président du Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville, Nguyên Thanh Phong, a en effet parlé de cette question au moins lors de trois réunions récentes.

Logiquement, le 9 mars, le vice-président du Comité populaire municipal, Vo Van Hoan, a présidé une réunion pour écouter les propositions sur la gestion du bruit dans la ville. Il a souligné que la pollution sonore demeurait un problème récurrent particulièrement d’actualité. Selon lui, l’utilisation des haut-parleurs est un fait répété dans certains magasins et autres auberges. C’est de la pollution sonore.

M. Hoan a indiqué que le traitement de la pollution sonore avait une base juridique, mais que les autorités ne comprenaient pas pleinement la réglementation et les méthodes de traitement, malgré la coordination de différents services. Par ailleurs, de nombreuses unités pensent également que c'est un phénomène normal qui ne dépend pas d’eux.

''Lors de cette réunion, nous apprenons ensemble de nos expériences. Nous mettons en œuvre un plan d'action urgent et drastique sur ces fléaux. Nous n'acceptons pas que notre ville soit envahie par des haut-parleurs de grande capacité affectant la vie de nos concitoyens'', a-t-il proclamé.

Selon le rapport, la directrice adjointe du Département des ressources naturelles et de l'environnement, Nguyên Thi Thanh My, a déclaré que le traitement des violations sonores est désormais mis en œuvre conformément au décret 155/2016 du gouvernement sur la sanction des violations administratives de la protection l’environnement. Il relève également du décret 167/2013 du gouvernement réglementant la sanction des violations administratives dans les domaines de la sécurité, de la paix et de la société, de la prévention des fléaux sociaux, ainsi que de l'extinction des incendies et de la lutte contre les violences familiales.

Cependant, le niveau des amendes du décret 167 est faible. Elles oscillent entre 100.000 et 300.000 dôngs et ne suffisent pas à décourager celles et ceux qui ne respectent pas le calme entre 22h00 et 06h00 du matin.

Des propositions

Par conséquent, la directrice adjointe propose au ministère de la Police de suggérer au gouvernement de modifier et de compléter le décret 167 en augmentant les amendes pour les violations de bruit à l'Article 6 du présent décret peu importe l’heure du méfait.

Dans le même temps, elle a proposé au ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement d'achever un projet de décret modifiant le décret 155 en vue d'ajouter le pouvoir d'inspecter et de sanctionner les violations administratives du bruit des comités populaires des quartiers et des communes.

Il s’agit d’ajouter un groupe de violations de bruit pour le type d'activités dans les zones résidentielles, de modifier les normes de bruit (réglementation sur la mesure du bruit de fond, réglementation sur la fréquence du bruit).

Les karaokés sont souvent considérés comme coupables de développer la pollution sonore.

Auparavant, la directrice adjointe du ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement proposait des solutions immédiates en attendant que la loi soit complétée, révisée et mise en œuvre en deux phases. La première phase est la propagande, la diffusion, l'éducation juridique, l’encouragement des gens pour se conformer aux réglementations sur le bruit dans les zones résidentielles.

''Cela doit être déployé uniformément et simultanément dans toute la ville avec la participation des systèmes politiques, en particulier le rôle du gouvernement, des organisations politiques et des syndicats'', a déclaré Nguyên Thi Thanh My.

La deuxième phase consiste à renforcer l'efficacité de l'application de la loi, dont on doit définir clairement les responsabilités du président du comité populaire au niveau du district et de la commune. Le chef de la police de la commune est responsable devant le président du comité populaire au niveau supérieur s'il repère des zones bruyantes.

Selon la directrice adjointe du département des Ressources naturelles et de l'Environnement, en 2019 et 2020, dans 17 arrondissements et districts de Hô Chi Minh-Ville, 141 cas de non-respect du bruit ont été traités pour un montant de plus de 800 millions de dôngs. Cependant, dans ces 141 cas, seuls 20 cas de non-respect du bruit dans les zones résidentielles ont été condamnés à une amende de plus de 2,6 millions de dôngs.

Une campagne de pointe 

Parlant des effets nocifs du bruit, le directeur ajoint du Service municipal de la santé, Nguyên Huu Hung, a présenté une statistique qui montre que les personnes fréquemment exposées au bruit ont un niveau d'utilisation de sédation plus élevé que les personnes normales. Le plus notable est le bruit affectant la psychologie et provoquant de la frustration chez les gens. Cette frustration peut conduire à des controverses, des bagarres et même des tentatives de meurtres. À long terme, le bruit provoque des maladies mentales et cardiovasculaires, de l'hypertension artérielle voire des accidents vasculaires cérébraux, en particulier chez les personnes âgées. ''Tous les parents ayant des enfants se cassent la tête pour trouver une école sans nuisance sonore'' explique agacé M. Hung.

Selon lui, en attendant que les lois soient complétées, ce qui peut être fait immédiatement, il faut augmenter les rappels. Pendant ce temps, le président du Comité populaire du 12e arrondissement, Lê Truong Hai Hiêu, a proposé que lorsque la sanction juridique tarde, la localité doit mettre en place des conventions et faire appel aux gens pour signer des engagements. Parallèlement à cela, les forces de police doivent rappeler régulièrement aux gens de se mettre en conformité avec les règlements.

En conclusion de la réunion, le vice-président Vo Van Hoan a affirmé que Hô Chi Minh-Ville ouvrira une campagne en profondeur pour se concentrer sur la gestion de la pollution sonore d'ici fin 2021. ''Cette pollution doit être soigneusement gérée et éradiquée cette année'', a-t-il souligné.

Après la campagne, il y aura une évaluation, un bilan préliminaire et ce travail deviendra une tâche régulière des agences et des unités. Le vice-président a approuvé la solution en deux étapes proposée par le Service municipal des ressources naturelles et de l'environnement. Il a demandé aux services, branches et districts, en fonction de leurs fonctions et tâches, de déployer de manière synchrone des actions anti-pollution sonore.

Texte et photo : Quang Châu/CVN

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