07/12/2020 12:01
Les États-Unis ont enregistré un nombre record de contaminations au COVID-19, signe que l'épidémie reste vive en attendant les premières vaccinations de masse, déjà lancées en Russie et prévues à partir de mardi 13 décembre au Royaume-Uni.
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Le Dr Joseph Varon dans le département COVID de l'hôpital d'Houston aux États-Unis, le 4 décembre. Photo : AFP/VNA/CVN

Un technicien médical de l'hôpital de Croydon, dans le sud de Londres, réceptionne un premier lot de vaccins contre le COVID-19, samedi 5 décembre.

Le pays le plus endeuillé par l'épidémie (plus de 281.000 morts) a enregistré quelque 230.000 nouveaux cas et 2.527 morts liés au coronavirus pour la journée de samedi 5 décembre, selon les chiffres de l'université Johns Hopkins.

Depuis deux semaines, le nombre quotidien de décès aux États-Unis est régulièrement supérieur à 2.000, comme au pic de la première vague du printemps, et depuis cinq jours dépasse les 2.500 morts par jour - du jamais vu.

Déjà touché au plus haut niveau de l'État, le président américain sortant a annoncé dimanche 6 décembre que son avocat personnel était positif au COVID-19.

M. Giuliani sillonne depuis un mois les États-Unis pour contester les résultats de la présidentielle dans des réunions où il ne porte pas de masque.

Les autorités de santé américaines ont réaffirmé dimanche 11 décembre la nécessité de respecter les gestes barrières et préconisé "l'usage universel" du masque, car "les États-Unis sont entrés dans une phase de transmission de haut niveau".

Sur CBS, l'influent ancien chef de l'Agence des médicaments, Scott Gottlieb, a prédit 400.000 morts fin janvier.

Dans le petit hôpital United Memorial au Texas, le Dr Joseph Varon travaille sans congé depuis plus de 260 jours. Il dort une à deux heures par nuit. "Ne me demandez pas comment je fais ça", confie le médecin, qui a aussi pris 15 kilos. "Je mange tout ce qu'ils apportent, parce que vous ne savez pas quand vous pourrez remanger de nouveau".

Le nouveau coronavirus a tué au moins 1.529.324 personnes et en a contaminé plus de 66.498.750 à travers le monde depuis son apparition en Chine il y a un an, selon un bilan établi dimanche 11 décembre par l'AFP.


Depuis le 24 novembre, plus de 10.000 décès sont recensés chaque jour sur la planète (10.674 samedi 5 décembre), un niveau jamais atteint auparavant.

Début des vaccinations

Une note d'espoir : les campagnes de vaccinations ont commencé samedi en Russie. Le vaccin Spoutnik V a été inoculé à Moscou aux travailleurs sociaux, aux personnels médicaux et aux enseignants dans 70 centres ouverts dans la capitale.

Le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe (61.014 morts), devrait emboîter le pas mardi. "Nous faisons passer en premier les plus vulnérables et les plus de 80 ans, le personnel des maisons de retraite" et du service public de santé, selon le ministre de la Santé, Matt Hancock.

D'après certains journaux britanniques, la reine Elizabeth II, 94 ans, et son époux Philip, 99 ans, seront vaccinés prochainement, le Mail on Sunday affirmant qu'ils comptent le rendre public afin "d'encourager le plus grand nombre à se faire vacciner".

Comme dans nombre d'autres pays, une partie de la population reste méfiante face aux vaccins, conçus en un temps record.

Le Royaume-Uni a été le premier pays à donner son feu vert au vaccin des laboratoires Pfizer et BioNTech.

La Belgique, la France et l'Espagne prévoient des campagnes de vaccinations en janvier, en se concentrant d'abord sur les plus vulnérables.

Tour de vis en République de Corée 

La République de Corée a relevé dimanche son alerte sanitaire à Séoul et dans la région, en raison d'une reprise de l'épidémie : avec 631 nouveaux cas, il s'agit du chiffre quotidien le plus élevé en neuf mois, alors qu'une stratégie agressive de tests et de traçage avait permis de contenir l'épidémie.

Dans le Sud-Est de l'Allemagne, la Bavière va durcir mercredi 14 décembre le confinement déjà en vigueur, instaurer un couvre-feu dans les zones à forte transmission et fermer certaines écoles, car "la situation est malheureusement grave", a estimé le ministre-président Markus Söder.

Le Danemark, qui peine à freiner la hausse des contaminations, va également annoncer lundi un tour de vis, la Première ministre Mette Frederiksen évoquant, sans plus de détails, un projet de "semi-confinement ciblé" dans les trois plus grandes villes danoises, Copenhague, Aarhus et Odense.


En Italie, les restrictions anti-Covid ont été assouplies dimanche dans plusieurs régions (Toscane, Val d'Aoste et Campanie), grâce à l'allègement de la pression sur les hôpitaux et à la stabilisation de la courbe des contagions. Le pays n'en a pas moins dépassé dimanche 6 décembre la barre des 60.000 morts et enregistré plus de 1,7 million de cas, selon le ministère de la Santé.

En Tunisie, le couvre-feu (entre 20h00 et 05h00) en vigueur depuis octobre a été prolongé partout jusqu'au 31 décembre et le masque reste obligatoire.

Au Pérou, en revanche, les autorités ont annoncé la réouverture à partir de lundi 12 décembre des commerces non essentiels et celle des cinémas, théâtres, gymnases et casinos fermés depuis mars.

Les mesures anti-COVID transforment les coutumes et traditions de Noël, provoquant l'annulations d'innombrables festivités et spectacles à travers la planète.

À Bethléem, où les chrétiens situent la naissance de Jésus, l'arbre de Noël a été exceptionnellement illuminé samedi soir 6 décembre sans public au lieu de la foule habituelle.

Et à Prague, Saint Nicolas en costume d'évêque a respecté les mesures barrières en distribuant des cadeaux avec une perche aux enfants passant en voiture au milieu de saltimbanques.

AFP/VNA/CVN

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