05/05/2018 15:28
"La fête à Macron", manifestation "pot-au-feu" samedi 5 mai à Paris, devrait être "belle et festive", selon ses organisateurs et La France insoumise, qui comptent sur les quelque 2.000 policiers et gendarmes prévus sur le terrain pour empêcher les black blocs de venir gâcher la journée, comme le 1er mai.

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Des CRS déployés le 19 avril 2018 à Paris lors d'une manifestation contre la politique du gouvernement. Photo: AFP/VNA/CVN 


"Le 5 mai sera un grand succès", a affirmé Jean-Luc Mélenchon, vendredi 4 mai au cours d'une conférence de presse.

La veille, sur son blog, le chef de file de La France insoumise promettait un "moment de fraternité tranquille", l'objectif étant d'"adresser un message clair à (Emmanuel) Macron et aux milieux économiques qui l'entourent, celui de la détermination et de la volonté de ne rien céder".

Depuis deux jours, le ton est monté entre exécutif et LFI, qui s'accusent mutuellement de "remettre en cause la démocratie". Ils veulent "tenir un discours d'agitation", "ils n'ont jamais accepté la défaite", "ils aiment la démocratie quand ils gagnent", a accusé le chef de l'
État, dans un allusion implicite aux Insoumis.

Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, a accusé M. Mélenchon de reprendre "des méthodes d'extrême droite", avec une manifestation qui, selon lui, "incite à la violence".

"Nous sommes absolument pour la non-violence, c'est une ligne stratégique", a répliqué le député de Marseille, en dénonçant le "déchaînement de LREM contre LFI". "Je suis sûr que la police va faire ce qu'il faut", "on travaille bien" avec elle, "on lui fait confiance".

Le préfet de police, Michel Delpuech, a annoncé que 2.000 policiers et gendarmes seraient déployés à Paris, conformément à la promesse du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb - sous le feu des critiques après les débordements spectaculaires du 1er mai causés par quelque 1.200 black blocs - de mettre "encore plus de forces de l'ordre lors des prochaines manifestations".

Le Front national a prévenu vendredi 4 mai que "les Français n'accepteraient pas une nouvelle fois que l'autorité de l'
État soit bafouée" lors de la manifestation.

AFP/VNA/CVN 


 

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