05/05/2019 15:28
Comme une aventure en "no man's land" selon lui: trois ans après son dernier match sur terre battue, Roger Federer fait son grand retour sur la surface au Masters 1000 de Madrid, qui débute dimanche 5 mai, à trois semaines de Roland-Garros.
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Le Suisse Roger Federer face à l'Américain John Isner en finale du tournoi de Miami, le 31 mars. Photo: AFP/VNA/CVN

12 mai 2016: c'est précisément la date à laquelle remonte la dernière apparition en compétition sur terre battue du Suisse aux vingt couronnes record en Grand Chelem, alors battu à Rome en huitièmes de finale par l'Autrichien Dominic Thiem (7-6 (7/2), 6-4), aujourd'hui N°5 mondial. Une semaine plus tard, il renonçait à Roland-Garros, touché au dos.

Les deux saisons suivantes, il faisait délibérément l'impasse sur la saison sur ocre et la levée parisienne du Grand Chelem pour s'accorder du repos et privilégier sa préparation pour Wimbledon. Fructueux en 2017, à son retour d'une pause de six mois après une opération du genou gauche; nettement moins en 2018.

Changement de calendrier en 2019: à peine actée son élimination en huitièmes de finale de l'Open d'Australie, à Melbourne fin janvier, Federer annonce devant la presse qu'il jouera sur terre battue cette année. "Je suis dans une phase où je pense que je dois me faire plaisir. Et j'ai décidé de ne pas faire de méga +break+ encore une fois, je n'ai pas la sensation que c'est vraiment nécessaire", justifie alors l'ex-N°1 mondial aujourd'hui N°4.

"Envie" et "corps suffisamment fort"

"Je me réjouis de ce défi. Si je n'avais pas envie, je n'irais pas", insiste-t-il deux mois plus tard à Miami, après s'être offert le 101e trophée de sa carrière. Faut-il lire dans sa décision les prémices d'une tournée d'adieux? "Non", affirme entre-temps Federer, depuis Dubaï.

"Ca ne veut pas dire que c'est ma dernière saison sur terre battue ou que je devais y jouer une dernière fois avant d'arrêter ma carrière. Ce n'est pas comme ça que j'ai réfléchi".


La dernière apparition de Federer sur terre battue, le 12 mai au Foro Italico lors du Masters 1000 de Rome. Photo: AFP/VNA/CVN

"La décision est purement basée sur le fait que j'avais envie de rejouer sur terre battue. Je sens mon corps suffisamment fort de nouveau pour encaisser les changements de surface. Les années précédentes, c'était différent, je sentais que ce serait bien de rester sur des surfaces plus rapides", explique-t-il.

"Mon corps était prêt, j'étais prêt, au niveau du programme, par rapport à ma famille et à mon équipe, ça convenait. Plutôt que de prendre un gros +break+, j'ai préféré rester dans le rythme et me faire plaisir sur terre battue", complète-t-il.

Alors qu'attendre de ce retour sur terre de Federer, à trois mois de ses 38 ans et dix ans après son unique sacre à Roland-Garros? Depuis Monte-Carlo, l'actuel N°1 mondial Novak Djokovic ne voyait "pas de gros problème particulier pour lui sur cette surface".
 
 AFP/VNA/CVN
 
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