16/03/2018 20:30
Les catastrophes naturelles font payer un lourd tribut aux pays en développement, la sécheresse émergeant comme la plus destructrice d’entre elles, a alerté jeudi 15 mars l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
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Des pêcheurs côtiers du Tamil Nadu, en Inde, passent au crible les débris de leur village après le passage du tsunami de 2004 dans l’océan Indien.
Photo : ONU/CVN

Selon un nouveau rapport de la FAO, les catastrophes naturelles survenues entre 2005 et 2015 ont engendré des pertes agricoles et animales de l’ordre de 96 milliards de dollars dans les pays en développement.

La sécheresse, qui a récemment affaibli les agriculteurs aux quatre coins du monde, en est l’une des causes principales. Selon la FAO, 83% des pertes économiques induites par la sécheresse sont directement liées au secteur agricole et sont estimées à 29 milliards de dollars.

L’impact des autres catastrophes météorologiques telles que les tempêtes ou les températures extrêmes est estimé à 26,5 milliards de dollars, les inondations à 19 milliards, les tremblements de terre ou glissement de terrain à 10,5 milliards, les catastrophes biologiques à 9,5 milliards et les maladies et les feux de forêt à un milliard.

"Le secteur agricole, qui comprend la production alimentaire et animale, la foresterie, la pêche et l’aquaculture, est confronté à de nombreux risques, tels que le changement climatique, la volatilité du marché, les ravageurs et les maladies, les événements météorologiques extrêmes et un nombre croissant de longues crises et conflits", a déclaré le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva. Ce dernier a mis en garde contre "l’impact du changement climatique qui va exacerber davantage ces menaces et ces défis".

Dégats en Afrique et en Amérique latine

Pour l’Afrique ou la région Amérique latine et Caraïbes, la sécheresse est la catastrophe naturelle la plus coûteuse, avec des pertes animales évaluées respectivement à 10,7 et 13 milliards de dollars entre 2005 et 2015. Les ravageurs de cultures et les maladies animales comptent aussi parmi les catastrophes les plus coûteuses pour les agriculteurs africains, avec des pertes évaluées à 6 milliards de dollars pour la même période.

Pour la FAO, la gestion et la réduction des risques de catastrophes doit faire partie intégrante de l’agriculture moderne. "Construire un cadre de travail plus holistique et résilient face aux catastrophes pour le secteur agricole est indispensable afin de garantir un développement durable, qui lui-même est essentiel pour assurer la paix et apporter les bases d’une stratégie d’adaptation au changement climatique", a déclaré M. Graziano da Silva.

Afin d’être efficaces, les stratégies visant à atténuer les risques, à mettre sur pied des réponses humanitaires, à renforcer la résilience et à s’adapter au changement climatique doivent se baser sur des données et des preuves qui expliqueront la manière dont les catastrophes affectent les agriculteurs et les producteurs alimentaires.

Dans cette optique de mieux comprendre les risques de catastrophes, la FAO a développé une méthodologie afin d’évaluer les pertes et les dégâts dans les secteurs de la pêche et de la foresterie. D’autant que les moyens d’existence de près de 2,5 milliards de personnes sur la planète dépendent de l’agriculture. Ces petits agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et communautés dépendantes de la forêt génèrent plus de la moitié de la production agricole mondiale.

Généralement dépourvus d’argent en espèces et possédant peu de ressources, ces derniers sont particulièrement menacés par les catastrophes qui vont détruire ou fortement endommager les récoltes, les équipements, les stocks, le bétail, les semences et les cultures. 
 
Xinhua/VNA/CVN
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Quy Nhon, miracle de la nature J’adore les voyages et souhaiterais découvrir le monde en dehors des manuels et théories que j’ai appris à l’école. Voulant faire de ma vie une véritable aventure, j’ai commencé le récit de mon voyage, durant l’été 2018, à Quy Nhon (province de Binh Dinh, Centre).