09/12/2020 11:32
''Faire la paix avec la nature'' doit être la priorité absolue de tous, partout dans le monde, au XXIe siècle, car il n’existe pas de vaccin capable de réparer les dégâts subis par la planète. Cet appel a été lancé le 3 décembre dernier par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, à l’occasion de la publication du rapport annuel de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sur l’état du climat mondial.
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Un dépotoir en Indonésie.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) montre que l'année 2020 est en passe de devenir l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées. De janvier à octobre, la température moyenne mondiale a été supérieure d’environ 1,2 °C à celle de la période de référence 1850-1900.

Chaleur extrême, incendies, inondations, acidité croissante des océans, saison record des ouragans dans l’Atlantique…autant de signes que le changement climatique a continué sa progression inexorable en 2020. D’après ce rapport, le réchauffement océanique bat le record avec plus de 80% des océans ayant subi une vague de chaleur au cours de 2020. Cette situation a bien sûr de graves répercussions sur les écosystèmes marins, qui souffrent déjà de l’acidification des eaux due à l’absorption du dioxyde de carbone (CO2). 

La biodiversité de la planète est en train de s'effondrer et près d’un million d'espèces est menacé d’extinction. La superficie des déserts augmente alors que les marécages disparaissent. La pollution de l’air et de l’eau tue 9 millions de personnes par an dans le monde. Rien qu’en 2019, les catastrophes naturelles liées au changement climatique ont coûté 150 milliards de dollars.

D’après une étude publiée sur The Lancet le 3 décembre dernier, la revue médicale britannique, aucun pays, riche ou pauvre, n’est à l’abri des conséquences sanitaires du changement climatique. Selon elle, les décès liés à la chaleur chez les plus de 65 ans ont augmenté de 54 % au cours des deux dernières décennies pour atteindre près de 300 000 morts en 2018. Si des mesures urgentes ne sont pas prises, la crise climatique pourrait anéantir les progrès réalisés au cours des 50 dernières années en matière de santé publique, et bouleverser les vies et les moyens de subsistance de millions de personnes.

Un incendie de forêt en Australie, le 29 novembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Face à cette situation alarmante, l’ONU a appelé toutes les nations à agir vigoureusement. L'humanité doit cesser de "faire la guerre à la nature", a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a appelé les gouvernements du monde à  limiter leurs émissions de CO2, à investir dans les énergies propres et à bannir les énergies fossiles.

Agir ensemble pour lutter contre le changement climatique

À l’occasion de la Journée mondiale du climat et du 5e anniversaire de l'Accord de Paris, l'ONU et le gouvernement britannique convoquent "les dirigeants mondiaux les plus ambitieux sur le climat" pour un sommet le 12 décembre. En amont de ce sommet, le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé qu’il s’engageait à réduire les émissions de gaz à effet de serre de son pays de 68 % d’ici à 2030. La Chine, l’Union européenne, le Japon et la République de Corée se sont engagés également à atteindre la neutralité carbone.

Selon un rapport de l’ONU, les engagements pris sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l’Accord de Paris de 2015 ne constituent que 15% des efforts nécessaires. Pour limiter la hausse de la température en dessous de 1,5°C, pour la période 2060-2070, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 7,6% par an pendant dix ans. Il est plus que jamais nécessaire de lutter contre le dérèglement climatique pour assurer la sécurité de la planète.

VOV/VNA/CVN

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