02/06/2018 16:55
Facebook a annoncé vendredi 1er juin qu'il renonçait à signaler à ses utilisateurs les sujets les plus suivis et les plus commentés, deux ans après une polémique qui avait valu au réseau social des accusations de partialité.
>>Les plus jeunes se détournent toujours plus de Facebook
>>Le patron de Facebook présente ses excuses aux Européens sans convaincre

Lancée en 2014, la rubrique "Trending", qui n'existe pas dans la version française de Facebook, est une petite pastille qui se trouve en haut à droite de la page.
Photo: AFP/VNA/CVN

Lancée en 2014, la rubrique "Trending", qui n'existe pas dans la version française de Facebook, est une petite pastille qui se trouve en haut à droite de la page et mentionne les sujets dont on parle le plus sur le réseau social.

Facebook avait expliqué que les thèmes étaient choisis par un algorithme, mais une enquête du site Gizmodo, publiée en mai 2016, avait montré que le service dédié fonctionnait, en réalité, comme une rédaction, qui opérait des choix éditoriaux affirmés.

Gizmodo avait montré que des consignes avaient été données par Facebook pour que des sujets soient intégrés aux tendances alors que l'algorithme ne les faisait pas ressortir.

Il s'agissait principalement de nouvelles traitées par les médias de référence.

Par ailleurs, l'enquête avait montré que certains des membres du service avaient pris sur eux d'écarter de la liste des personnalités conservatrices alors que leur nom faisait surface après application de l'algorithme.

Facebook et son PDG Mark Zuckerberg avaient démenti, à plusieurs reprises, plusieurs les conclusions de l'enquête, qui avaient suscité un tollé dans les milieux conservateurs.

Dans le message posté vendredi 1er juin, le responsable des produits d'information au sein de Facebook, Alex Hardiman, ne mentionne pas cet épisode.

Il justifie la suppression de la rubrique "Trending", qui interviendra la semaine prochaine, par le fait que des études auraient montré, selon lui, que les utilisateurs trouvaient l'application "de moins en moins utile".

Il rappelle qu'elle n'était disponible que dans cinq pays et affirme qu'elle ne représentait que 1,5% des clics générés par les éditeurs de presse sur la plateforme.

Les nouvelles actions chez Facebook vont changer profondément son interface.
Photo: AFP/VNA/CVN

Alex Hardiman explique que Facebook travaille actuellement à d'autres moyens "pour aider les gens à rester informés à propos des informations de dernière minute auxquelles ils s'intéressent".

Le réseau social mène ainsi actuellement un test avec 80 éditeurs de presse pour leur permettre de placer un indicateur "dernière minute" ou "breaking news" sur certains de leurs articles.

Facebook teste aussi la possibilité de proposer aux utilisateurs de s'abonner pour recevoir des alertes en cas de nouvelles informations urgentes.

La plateforme développe aussi avec les organisations de médias une offre d'informations locales.

Dernier volet, le réseau social annonce la création d'une section de sa plateforme vidéo Facebook Watch qui permettra aux utilisateurs de Facebook de suivre des événements en direct, d'avoir accès à des bulletins d'information et des contenus magazine exclusifs.

AFP/VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Une visite au village des forgerons de Pac Rang

Douceur de vivre sur l’île de Quan Lan à Quang Ninh Située dans le golfe du Bac Bô, aux confins septentrionaux du pays, à proximité de sites touristiques célèbres tels les baies de Ha Long et Bai Tu Long ou encore la plage de Trà Cô, l’île de Quan Lan, province de Quang Ninh (Nord), abrite de magnifiques paysages encore intacts.