25/02/2021 10:18
Une promesse et des regrets : après avoir essuyé un torrent de critiques pour avoir bloqué, temporairement, des articles de presse en Australie en protestation d'une loi demandant aux géants du numérique de rémunérer les médias, Facebook veut faire amende honorable en investissant "au moins" un milliard d'USD dans les contenus d'actualité sur les trois prochaines années.
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Facebook, dont on voit ici le logo, promet d'investir "au moins" un milliard de dollars dans les contenus d'actualité sur les trois prochaines années.
Photo : AFP/VNA/CVN


"Nous avons déjà investi 600 millions d'USD depuis 2018 pour soutenir l'industrie des médias, et prévoyons d'investir au moins un milliard de plus sur les trois prochaines années", écrit mercredi 24 février, dans un article de blog, Nick Clegg, le responsable des affaires publiques du géant des réseaux sociaux.

Cet engagement intervient au moment où les groupes numériques sont dans le collimateur de gouvernements à travers le monde, qui veulent les contraindre à payer les contenus médiatiques qu'ils diffusent sur leurs plateformes.

"Nous reconnaissons absolument que le journalisme de qualité est crucial au fonctionnement de nos sociétés - en informant et en valorisant les citoyens et en tenant responsables les puissants" pour leurs actions, justifie Nick Clegg.

Le dirigeant ne donne pas les détails de la répartition des investissements à venir du groupe dans les médias ni la forme que prendront ces derniers - versements ? partenariats ? formation ? droits d'auteurs ? droits voisins ? -

"Facebook veut plus que jamais s'associer avec des éditeurs de presse", affirme seulement M. Clegg.

La promesse du groupe de Mark Zuckerberg est faite au lendemain de la fin d'un bras de fer homérique l'ayant opposé au gouvernement australien sur un projet loi destiné à réguler les relations entre les médias traditionnels, en grande difficulté financière, et les mastodontes qui dominent internet et captent une part importante des revenus publicitaires.

Après avoir bloqué la publication de liens d'articles d'information provenant de médias locaux ou internationaux en riposte à cette loi en discussion, le propriétaire d'Instagram et de WhatsApp a finalement fait marche arrière, scellant un accord de dernière minute avec Canberra portant sur la rémunération des médias pour leurs contenus diffusés sur ses plateformes.

AFP/VNA/CVN
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