24/11/2017 17:05
Facebook est un outil indispensable pour la vie d’aujourd’hui. On compte environ 20 millions d’utilisateurs vietnamiens qui consacrent 2,5 heures par jour en moyenne à ce réseau social. Toutes les tranches d’âge sont concernées, mais les jeunes sont les plus actifs.
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Luong Hông Phuc
19 ans
Ville de Hanoï
Prix du Public
Beaucoup de parents considèrent Facebook comme un danger qui menace la vie de leurs enfants. Une question se pose : ''Ce réseau social a-t-il une mauvaise influence sur les adolescents ?''.

Que font les jeunes sur Facebook ?

Mettre à jour le statut, commenter, ''aimer'' les clichés des amis, partager des photos, des vidéos, de beaux moments, ou lire des nouvelles…, il y a beaucoup de choses à faire sur Facebook.

Mai, 16 ans, raconte sa journée sur ce réseau : ''Le matin, après le réveil, la première chose que je fais, c’est surfer sur Facebook, regarder des nouvelles et poster un +selfie+ avec une légende drôle. Et toutes les 5 minutes, je vérifie mon profil pour compter les +like+ sur mon statut ou mes photos''.

Contrairement à Mai, Phuong Anh, 17 ans, utilise Facebook pour chatter avec ses amis. Ils passent des heures devant leurs ordinateurs ou leurs portables à discuter en ligne. Elle fait aussi partie d’un groupe privé sur ce réseau social où elle partage ses photos. ''Je me sens bien quand je poste mes photos et que je reçois les compliments des autres'', avoue-t-elle.

Un groupe charité sur Facebook est créé par certains jeunes vietnamiens.

Outre le groupe de Phuong Anh, il y a encore beaucoup d’autres pages et groupes sur Facebook que les jeunes vietnamiens ont créés pour se distraire, mettre à jour les nouvelles, partager des expériences dans plusieurs domaines. Des groupes qui semblent bénéfiques pour la communauté.

Des dangers imprévisibles

À cause d’une utilisation abusive, Facebook peut devenir hors de contrôle et avoir une mauvaise influence sur les ados.

Premièrement, comme ce réseau est un espace public où l’on peut poster tout ce qu’on veut, certaines informations peuvent avoir des impacts négatifs sur les ados - dans une période où ils se forment physiquement et psychologiquement. Il n’est pas difficile de tomber sur des statuts dont les contenus sont violents ou pornographiques. Facebook est aussi un espace privilégié pour le harcèlement moral, et alimente souvent les violences scolaires. Plusieurs jeunes se sont suicidés car ils étaient humiliés sur le net. Phuong Anh est devenue une victime du harcèlement quand elle postait ses photos ''suggestives'' sur son groupe Facebook. Elle subissait insultes et vulgarités de ses camarades de classe. Quelques hommes mal intentionnés lui ont envoyé des messages offensants ou des photos érotiques.

Facebook est un réseau social positif si les ados n’en abusent pas.

Deuxièmement, plusieurs jeunes partagent des photos privées ou des ''selfies''. Cela pourra devenir dangereux. Les malfaiteurs peuvent utiliser ces photos pour fausser l’identité et exploiter les données personnelles. De plus, comme Phuong Anh, les autres ados aiment aussi chatter sur Facebook avec leurs téléphones et leurs ordinateurs. Le problème est qu’ils ne veulent plus sortir et discuter directement entre eux. Ils vivent dans un monde de plus en plus virtuel.

Troisièmement, de nombreux jeunes abusent tellement de ce réseau qu’ils utilisent 5-6 heures par jour. Cela engendre de la fatigue et des problèmes de dos et oculaires.

Facebook est un réseau social positif si les ados n’en abusent pas. C’est pourquoi, d’une part, les parents doivent apprendre à leurs enfants à bien utiliser cette nouvelle technologie. D’autre part, les jeunes doivent aussi devenir des internautes ''intelligents'', capables d’éviter les dangers de Facebook.

Texte et photos : Luong Hông Phuc/CVN

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