07/06/2021 15:58
Abandon de Verstappen, 15e place pour Hamilton, Pérez vainqueur pour la première fois avec Red Bull, Vettel et Gasly sur le podium : le GP d'Azerbaïdjan a encore livré dimanche 6 juin un scénario surréaliste mais sans incidence en tête de la F1.
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Le Mexicain Sergio Perez (Red Bull) vainqueur du GP d'Azerbaïdjan, à Bakou, le 6 juin. Photo : AFP/VNA/CVN
 
Verstappen et Hamilton bredouilles

En arrivant à Bakou, au sortir d'un GP de Monaco triomphant pour Max Verstappen et compliqué pour Mercedes (Lewis Hamilton 7e, abandon pour Valtteri Bottas), l'écart en tête du classement des pilotes entre le Néerlandais de Red Bull et le septuple champion du monde britannique était de 4 unités. Rien n'a changé en quittant la capitale azerbaïdjanaise, aucun des deux n'ayant inscrit de point (le premier a subi un crash alors qu'il menait à cinq tours de la fin, le second a raté un freinage dans l'avant-dernière boucle alors qu'il tentait de reprendre la première place). C'est "frustrant et décevant" pour Verstappen et "douloureux" pour Hamilton, mais il n'y a pas de quoi menacer les favoris pour le titre : leur premier poursuivant, Pérez, est pointé à 36 longueurs du leader et 32 de son dauphin. Chez les constructeurs, par contre, Red Bull porte son avance sur Mercedes de 1 à 26 unités.

Première pour Pérez et Red Bull

Arrivé chez Red Bull cet hiver, Pérez a bénéficié d'un concours de circonstances pour s'imposer, il le reconnaît sans mal ("Je suis désolé pour Max, c'est lui qui aurait dû gagner"). Ce deuxième succès en F1 (après le GP de Sakhir, à Bahreïn, l'an dernier avec Racing Point), qui aurait pu lui échapper à cause d'un problème mécanique (perte de pression hydraulique), n'en est pas moins bienvenu. Il montre qu'après six courses dans sa nouvelle écurie, le Mexicain "progresse". "Ma confiance grandit, comme la compréhension avec l'équipe", dit-il. "Je ne vois pas de raison de ne pas être capable de reproduire cette performance sur d'autres pistes." Dans une structure dédiée à Verstappen et prompte à se débarrasser de ses deuxièmes pilotes s'ils ne donnent pas satisfaction, avoir gagné quand le leader était au tapis a aussi des airs d'assurance-vie.

Percée pour Vettel et Aston Martin

L'Allemand Sebastian Vettel (Aston Martin) 2e du GP d'Azerbaïdjan, à Bakou, le 6 juin. Photo : VNA/CVN

Passé de Ferrari à Aston Martin à l'intersaison après une dernière année en rouge frustrante (un seul podium en Turquie derrière Hamilton et... Pérez), Sebastian Vettel a "mis plus longtemps (qu'il l'aurait voulu) pour s'adapter". A Monaco il y a quinze jours, l'Allemand avait déjà montré des signes d'amélioration en entrant pour la première fois dans le Top 10 (5e). Cette fois, une stratégie décalée, avec un changement tardif de pneus, lui a permis de remonter de la 11e place sur la grille à la deuxième place finale, pour un podium "inattendu". "J'ai toujours pensé que les choses allaient finir par se mettre en place", assure le quadruple champion du monde 2010-2013, mais pas forcément ainsi. Il est donc "sur un petit nuage" après ses "débuts difficiles".

Gasly continue son petit bonhomme de chemin

L'histoire de Pierre Gasly (3e) est désormais connue : après des débuts chez Toro Rosso (devenue AlphaTauri) courant 2017, il est promu chez Red Bull en 2019... et rétrogradé la même saison faute de résultats. De retour dans l'écurie italienne, il s'épanouit à nouveau, signe un premier podium (2e) au Brésil cette année-là et gagne en Italie (la première victoire française en F1 depuis 1996) la suivante. Le podium de Bakou est son troisième et il est "incroyable" car inattendu pour une équipe dont l'objectif est le Top 10, pas le Top 3. "Intense" aussi car le Français a dû se défendre bec et ongles à la fin face au Monégasque Charles Leclerc (Ferrari), 4e, et au Britannique Lando Norris (McLaren), 5e, mieux armés que lui.

Les pneus en question

Tour 30, le Canadien Lance Stroll perd le contrôle de son Aston Martin et percute à grande vitesse les barrières de sécurité. Tour 46, la même chose arrive à Verstappen. Les pilotes en sortent indemnes mais la raison de leurs crashs interroge : chacun a été trahi par son pneu arrière gauche. La Fédération internationale de l'automobile (FIA) et le pneumaticien Pirelli vont mener une enquête "complète et poussée", selon le directeur de course Michael Masi. Le patron de Pirelli Mario Isola espère des résultats avant le prochain GP en France, sur le circuit Paul Ricard du Castellet (Var/Sud), du 18 au 20 juin. Il "excluait" toutefois dimanche 6 juin des "défaillances liées à l'usure" et penchait plutôt pour des "coupures causées par des débris sur la piste", après en avoir constaté une sur le même pneu chez Hamilton.

AFP/VNA/CVN
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