15/01/2019 15:23
Le président de l'organisme coiffant le sport sud-coréen a présenté mardi 15 janvier ses excuses pour une série de cas d'agressions sexuelles d'athlètes par leurs entraîneurs et promis d'infliger aux coupables des interdictions d'exercer à vie.
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La patineuse sud coréenne de short-track Shim Suk-hee devant le tribunal du district de Suwon au sud de Séoul, le 17 décembre 2018.
Photo: AFP/VNA/CVN

Cette déclaration intervient une semaine après que la Sud-Coréenne Shim Suk-hee, double médaillée d'or aux Jeux olympiques en short-track, a accusé d'agressions sexuelles son ex-entraîneur, qui avait déjà été condamné pour l'avoir battue pendant des années. Ces accusations ont convaincu depuis de nombreuses autres athlètes de sortir du silence.

Lee Kee-heung, président du Comité olympique et sportif coréen (KSOC), a présenté mardi 15 janvier ses excuses pour "les lacunes systémiques" qui ont fait que les agressions sexuelles ne soient pas détectées.

"Je débusquerai les entraîneurs qui manipulent l'avenir de nos athlètes et utilisent leur position pour commettre des actes déloyaux", a déclaré M. Lee. "J'imposerai des interdictions à vie aux auteurs d'agressions sexuelles et j'empêcherai qu'ils puissent être recrutés ici ou à l'étranger", a-t-il ajouté.

La République de Corée est une puissance sportive régionale, l'un des deux seuls pays d'Asie avec le Japon à avoir accueilli à la fois les Jeux olympiques d'hiver et d'été. Elle figure régulièrement dans le tableau des dix premiers médaillés olympiques.

Dans une société déjà ultraconcurrentielle, gagner dans l'arène sportive compte plus que tout. Les entraîneurs ont un énorme pouvoir sur la carrière des jeunes athlètes. Les abus physiques et verbaux sont fréquents et ceux qui les dénoncent sont souvent condamnés en tant que "traîtres".

La société sud-coréenne demeure très patriarcale et les femmes victimes d'abus sexuels risquent d'être ostracisées si elles parlent.

La patineuse Shim Suk-hee avait ainsi selon son avocat intialement passé les agressions sexuelles sous silence "de peur d'être stigmatisée en tant que femme, de l'impact sur sa famille et des représailles éventuelles" de son entraîneur.
 
AFP/VNA/CVN
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