06/12/2019 14:53
Quatre longueurs avant le grand saut : Florent Manaudou, de retour en Bleu pour la première fois depuis plus de trois ans, a pris la température en relais aux Championnats d'Europe de natation en petit bassin, où Mélanie Hénique s'est parée d'or sur 50m papillon, jeudi 5 décembre à Glasgow (Écosse).
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Florent Manaudou lors d'un entraînement quelques semaines avant son retour en équipe de France, le 23 octobre à Antalya, en Turquie.
Photo : AFP/VNA/CVN

Jusque-là, le dernier plongeon en équipe de France de Manaudou (29 ans) remontait à août 2016, quand il s'était incliné en finale olympique du 50m à Rio, pour un centième (21.41 contre 21.40 pour Ervin).

Entre-temps, le champion olympique 2012 de l'aller simple a délaissé les bassins pendant deux ans et demi, pour s'adonner au handball notamment, avant de replonger il y a huit mois. Avec l'ambition de reconquérir l'or olympique du 50m à Tokyo l'été prochain.

Dans le bassin écossais, en séries comme en finale, Manaudou a lancé le 4x50m 4 nages mixte tricolore, en dos (23.25 puis 23.07). Les Bleus se classent finalement cinquièmes (1:38.17).

"C'était sympa de nager un relais pour l'équipe de France, c'était bien de commencer par ça", commente le sprinter qui s'entraîne entre Antalya, en Turquie, sous la direction du Britannique James Gibson, et Marseille, où Julien Jacquier le supervise.

Mais c'est vendredi 6 décembre, avec le 50m, que les choses sérieuses recommencent pour Manaudou. L'attend un duel avec le Russe Vladimir Morozov, champion du monde et d'Europe en titre de la distance en bassin de 25m, et qui l'avait battu aux Mondiaux-2012 en petit bassin à Istanbul. Une concurrence qu'il accueille d'un très bon œil : "ça me motive", explique-t-il.

"J'ai un peu de mal à me mettre dedans, j'ai déjà enchaîné pas mal de compétitions, je n'ai pas la même motivation que si j'étais aux Championnats du monde en grand bassin ou aux Jeux olympiques", développe-t-il. "Donc c'est mieux d'avoir un mec qui nage vite plutôt que de savoir que je gagne facilement. Ce n'est pas mon objectif, j'ai envie de battre les meilleurs."

Première couronne pour Hénique 

Si Manaudou détient le meilleur chrono mondial de la saison en petit bassin sur 50m - 20 sec 57 à Londres fin novembre - Morozov (20.77 au mieux en 2019) ambitionne de déposséder son rival du record du monde (20.26 depuis 2014).

"Ça fait pratiquement dix ans que je cours après. Et là, l'occasion est belle parce que le 50m n'est pas le dernier jour, quand j'ai beaucoup de courses dans les jambes", avance le Russe.

C'est aussi dans un coin de la tête de Manaudou. "J'y pense bien sûr. S'il veut battre le record du monde, qu'il le batte... Mais j'ai envie de gagner et je toucherai devant et je le battrai aussi...", lance-t-il. "Enfin je vais essayer. Ce sera une belle bataille."

Mélanie Hénique après son titre de championne de France du 50 mètres nage libre en petit bassin, le 17 novembre 2018 à Montpellier.
Photo : AFP/VNA/CVN

À 26 ans, Mélanie Hénique s'est elle offert sa première couronne internationale individuelle, sur sa course de coeur - mais non olympique - le 50m papillon, record de France en prime (24.56).

Une belle récompense pour celle qui n'était jusque-là jamais montée plus haut que sur la troisième marche des podiums internationaux, toujours sur 50m papillon (Euro-2010 et Mondiaux-2011 en grand bassin, Euro-2012 en petit), et qui avait échoué à se qualifier pour les Mondiaux-2019 en grand bassin l'été dernier.

"Un mal pour un bien" qui lui a permis de s'octroyer deux mois de repos bénéfiques, estime-t-elle. "Ils m'ont permis de faire le vide, de prendre soin de moi, de ne plus être blessée (épaule), de mettre en place des choses qui me conviennent. J'avais besoin d'un arrêt, de prendre un peu de vacances. Ça fait dix ans que je n'en avais pas eues."

Derrière elle, sa compatriote Béryl Gastaldello (24 ans) a empoché l'argent (24.78), sa toute première médaille internationale individuelle.
 
AFP/VNA/CVN
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