28/09/2018 22:28
L'UEFA a choisi la sécurité en confiant jeudi 27 septembre à l'Allemagne l'organisation de l'Euro-2024, au détriment de la Turquie qui échoue ainsi pour la 4e fois.
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Le président de l'UEFA Aleksander Ceferin au siège de l'UEFA à Nyon, en Suisse, le 27 septembre.
Photo: AFP/VNA/CVN

L'Allemagne l'a emporté largement: sur les 17 membres du Comité exécutif de l'UEFA autorisés à voter, 12 l'ont fait en faveur du dossier allemand et 4 pour la Turquie, un membre s'étant abstenu, a précisé l'organe dirigeant du football européen.

Deux membres du gouvernement de l'instance ne pouvaient pas prendre part au scrutin, Reinhard Grindel, président de la Fédération allemande, et le vice-président de la Fédération turque, Servet Yardimci.

La délégation allemande, à l'issue du vote à Nyon, siège de l'UEFA, était tout à sa joie. "Nous voulons organiser une grande fête du football et montrer au monde à quel point notre pays peut être hospitalier", a réagi Philipp Lahm, ancien capitaine de la sélection allemande qui va prendre la tête du Comité d'organisation.

"Je voudrais remercier le Comité exécutif de l'UEFA pour sa confiance incroyable et j'en mesure la responsabilité", a ajouté M. Grindel.

L'UEFA a choisi la sécurité en confiant jeudi à l'Allemagne l'organisation de l'Euro-2024.
Photo: AFP/VNA/CVN

10 stades déjà construits

L'Euro-2024 réunira 24 sélections pour 51 rencontres disputées dans dix stades déjà construits, dont l'Allianz Arena de Munich et le Stade olympique de Berlin. La dernière grande compétition organisée par l'Allemagne était le Mondial-2006. L'Allemagne de l'Ouest avait déjà organisé l'Euro en 1988, mais c'était avant la réunification avec l'Est.

Il s'agit de la 4e candidature infructueuse de la Turquie, battue d'une seule voix en 2010 par la France pour l'organisation de l'Euro-2016.

Jeudi 27 septembre, avant le vote, les deux candidatures ont effectué une ultime présentation devant le Comité exécutif. Puis, un résumé du rapport d'évaluation a été présenté au gouvernement de l'UEFA, présidé par le Slovène Aleksander Ceferin.

Dans ce document de 42 pages rendu public la semaine dernière, l'UEFA délivrait un satisfecit à la candidature allemande, saluant une vision basée sur l'idée que "le football peut unifier la société" et un dossier de "très haute qualité".

Malgré tout, jusqu'au bout, les responsables de la candidature allemande, pourtant présentée comme favorite, ont été nerveux. La Fédération a notamment dû faire face à une polémique née trois semaines avant le Mondial russe et qui s'est prolongée après la Coupe du monde et a débordé sur la scène politique et diplomatique.

Les internationaux allemands Mesut Özil et son équipier Ilkay Gündogan, tous deux d'origine turque, avaient rencontré le président Erdogan en posant pour une photo avec lui.

Les deux joueurs ont fait face à de nombreuses critiques et Özil a annoncé après le Mondial qu'il quittait la Mannschaft, s'estimant victime de "racisme et d'un manque de respect". Mais ceci semble avoir peu pesé dans un vote au résultat sans équivoque face à une candidature turque qui soulevait trop d'interrogations.

"Inquiétudes" sur la Turquie 

Si l'instance européenne jugeait dans son rapport d'évaluation que les objectifs de la candidature turque étaient "en adéquation avec les objectifs à long terme de l'UEFA", elle ne manquait cependant pas de soulever la question des droits de l'homme et de s'interroger sur la dégradation de la situation économique du pays.

"L'absence d'un plan d'action dans le domaine des droits de l'homme soulève des inquiétudes", exposait ainsi l'UEFA qui intégrait pour la première fois ce critère dans son évaluation.

Interrogé pour savoir ce qui avait fait la différence jeudi 27 septembre , le sélectionneur allemand Joachim Löw a répondu: "Je ne sais pas...le dossier turc aussi était bon". "Nous avons fait tout notre possible depuis des années et des mois pour avoir la chance d'organiser cet Euro. Nous avons vu l'enthousiasme du public lors du Mondial-2006 et nous ferons tout pour revoir la même chose", a-t-il ajouté devant la presse.

La délégation turque ne s'est, elle, pas présentée devant les médias. "C'est désolant pour l'UEFA et pour l'Euro-2024 que notre pays ne l'ait pas obtenu en dépit de toutes ses forces. Nous n'avons rien perdu en tant que pays. C'est l'Euro-2024 qui perd notre expertise et notre hospitalité", s'est désolé devant la presse dans son pays le ministre turc des Sports Muharrem Kasapoglu.

Avant l'édition 2024, le prochain Euro sera organisé en 2020 dans 12 pays. Le précédent, en 2016, qui s'est tenu en France, a été remporté par le Portugal.

AFP/VNA/CVN
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