26/09/2016 10:06
Le parti du chef du gouvernement conservateur espagnol Mariano Rajoy a maintenu ses positions dimanche soir 25 septembre lors de régionales marquées par la déconfiture des socialistes, sous pression pour permettre à M. Rajoy de gouverner après neuf mois de blocage politique.
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Une affiche indépendantiste, le 25 septembre à Larrabetzu, dans le Pays basque espagnol.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les régionales organisées en Galice (Nord-Ouest) et au Pays basque (Nord) étaient très attendues, beaucoup espérant qu'elles feraient apparaître un nouveau rapport de force entre les partis, incapables de trouver un accord pour doter l'Espagne d'un nouveau gouvernement.

Des législatives en décembre 2015 puis en juin ont effet débouché sur une fragmentation du Parlement entre quatre grandes forces, qui rend l'Espagne difficilement gouvernable : le PP, le Parti socialiste (PSOE), Podemos et le parti de centre Ciudadanos n'arrivent pas à s'allier.

Le PP est le premier parti avec 33% des suffrages mais il fait face au véto des socialistes de Podemos et des indépendantistes basques et catalans qui refusent d'investir à nouveau M. Rajoy, au pouvoir depuis fin 2011.

Mais dimanche soir 25 septembre sa formation a tiré davantage son épingle du jeu que son traditionnel adversaire socialiste.

En Galice, région de naissance de Mariano Rajoy, le PP est arrivé en tête et a conservé sa majorité absolue au parlement régional avec 41 sièges sur 75, selon des résultats portant sur plus de 99% des suffrages.

Une peinture murale indépendantiste, le 25 septembre à Larrabetzu, dans le Pays basque espagnol.
Photo : AFP/VNA/CVN

Au Pays basque, avec 100% des bulletins dépouillés, le PP arrivait en cinquième position avec seulement neuf sièges sur 75, perdant un élu dans cette région fortement indépendantiste et nationaliste.

Le résultat reste favorable au regard de la déconfiture du Parti socialiste dépassé par Podemos qui l'a relégué à la quatrième place.

En Galice aussi le Parti socialiste est au coude à coude avec "En Marea", l'allié local de Podemos en Galice, à la deuxième place.

Le Parti nationaliste basque (conservateur) au pouvoir, aurait 29 sièges sur 75 selon des résultats presque définitifs. Il serait suivi du parti de gauche indépendantiste EH Bildu (17). Elkarrekin Podemos - branche locale de Podemos - ferait une entrée remarquée au Parlement basque, avec 11 sièges. Ce parti défend aussi le droit à l'autodétermination.

Le chef emblématique de EH Bildu Arnaldo Otegi a salué le résultat dimanche soir 25 septembre, notamment en adressant un message de soutien aux membres de l'ETA encore en prison en France et en Espagne.

À Madrid les partis ont jusqu'au 31 octobre pour investir un nouveau gouvernement et éviter ainsi la tenue de nouvelles législatives, les troisièmes en un an, ce qui serait un record historique.

Une réunion cruciale de la direction du PSOE est prévue samedi 1er octobre pour fixer sa position sur le blocage politique après ces scrutins régionaux.

AFP/VNA/CVN
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