02/07/2018 17:03
"Ce n'était pas le plus bel adieu, mais le football et la vie sont comme ça", a déploré le milieu de terrain espagnol Andrès Iniesta, qui a joué son dernier match avec la "Roja", dimanche 1er juillet lors de l'élimination de l'Espagne contre la Russie aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.).
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Le milieu de terrain espagnol Andrès Iniesta lors du match contre la Russie en 8e de finale, le 1er juillet.
Photo: AFP/VNA/CVN

"Je pars avec un goût mauvais et dur. Nous sommes +foutus+ parce que nous n'avons pas su faire un pas de plus, être à la hauteur des circonstances", a confié Iniesta, très affecté en zone mixte, en confirmant sa retraite internationale. Après l'Argentine, et le Portugal, l'Espagne a rejoint la liste des poids lourds éliminés du Mondial-2018 dès le stade des huitièmes de finale.

"L'important est de retrouver le chemin du succès, ce qui n'est pas facile, c'est plus compliqué qu'il n'y paraît. Mais il y a une relève, nous avons des joueurs de niveau", a ajouté l'ancien milieu de Barcelone, qui rejoindra le championnat japonais la saison prochaine.

Après l'Italie en 1934, le Brésil en 1950, la Corée du Sud en 2002, l'Espagne a une nouvelle fois chuté face au pays-hôte d'un Mondial face à la Russie, malgré une nette domination durant toute la rencontre.

Est-ce que les sources de ce fiasco se trouvent dans le licenciement précipité de l'ancien sélectionneur Julen Lopetegui, deux jours seulement avant le début du Mondial ? "Ce serait trop aisé de parler du l'éviction de Lopetegui. Cela a été fondamental, tout a son importance. Mais au final ce sont nous qui avions le ballon entre les pieds et qui sommes éliminés", a répondu le sage, âgé de 34 ans.

Iniesta (131 sélections, 13 buts) restera dans l'histoire comme l'unique buteur victorieux en finale de la Coupe du monde 2010, le premier sacre mondial de l'Espagne.

L'avenir du poste de sélectionneur

Fernando Hierro conservera-t-il la tête de l'Espagne après l'élimination surprise du Mondial-2018? "Nous allons attendre quelques semaines", a répondu le président de la fédération espagnole (RFEF) Luis Rubiales.

"Non", M. Rubiales ne regrette pas d'avoir limogé Julen Lopetegui à deux jours de l'ouverture du Mondial, a-t-il dit aux journalistes. "Quand vous prenez une décision basée sur la conviction, avec responsabilité, vous vous devez de tourner la page".

Avec Lopetegui, à qui la fédération a reproché d'avoir négocié son contrat avec le Real Madrid en préparant la Coupe du monde, "nous ne savons pas ce qui se serait passé. Ce que nous savons c'est que nous sommes éliminés en ayant été largement supérieurs", a ajouté le président de la RFEF.

Pour l'avenir du poste, "nous allons attendre quelques semaines. Je dois remercier Hierro et son équipe pour leur dévouement, et dans quelques semaines, nous allons reprendre le travail", a expliqué M. Rubiales.

"Une personne comme Hierro, qui a un comportement exemplaire, trouvera toujours dans la fédération un endroit où poursuivre son travail, mais aujourd'hui n'est pas le jour (pour en parler). C'est un jour difficile parce que notre rêve s'est brisé."

Nommé au dernier moment pour remplacer Lopetegui, Hierro, 50 ans, a lui indiqué "accepter sa responsabilité" mais ne pas "penser" à son avenir pour l'heure.
APS/VNA/CVN
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