16/10/2019 16:12
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rejeté mardi 15 octobre en fin de journée une offre de son homologue américain Donald Trump d'intervenir pour un cessez-le-feu avec les combattants kurdes syriens, mais a accepté de poursuivre le dialogue avec Washington.
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Photo prise le 15 octobre depuis la ville turque de Ceylanpinar, montrant de la fumée s'élever au dessus de la ville syrienne de Ras al-Aïn.
Photo : AFP/VNA/CVN

S'adressant aux journalistes sur son chemin de Bakou à Ankara, M. Erdogan a fait savoir que lors d'une conversation téléphonique avec M. Trump, ce dernier a proposé une médiation pour un cessez-le-feu entre la Turquie et les Unités de protection du peuple (YPG), la principale milice kurde en Syrie, et a décidé d'envoyer une délégation à Ankara à cette fin.

La délégation, dirigée par le vice-président américain Mike Pence, arrivera en Turquie mercredi 16 octobre, a déclaré M. Erdogan, ajoutant qu'il n'accepterait pas d'abord un cessez-le-feu avec les YPG.

"J'ai dit au président Trump que nous ne déclarerions pas un cessez-le-feu d'abord avant de discuter d'autres questions (...) nous allons passer un accord d'abord, puis nous parlerons de la trêve", a-t-il déclaré à la chaîne turque NTV.

Les forces armées turques s'efforcent de débarrasser le Nord de la Syrie des "organisations terroristes" et la Turquie ne peut pas déclarer un cessez-le-feu avant que les YPG, qu'Ankara considère comme la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), soient éliminés de ses frontières, a souligné M. Erdogan.

Une campagne militaire

En ce qui concerne les sanctions américaines annoncées lundi 14 octobre, le président turc a noté que les États-Unis exercent des pressions sur Ankara alors que les YPG perdent rapidement leur position après que la Turquie a lancé l'opération Source de paix dans le Nord de la Syrie.

Concernant la déclaration russe selon laquelle les forces gouvernementales syriennes ont entièrement contrôlé la ville syrienne de Minbej vers laquelle l'armée turque avance, M. Erdogan a affirmé que "ce n'est pas un problème".

"En fin de compte, c'est leur terre (syrienne)", a déclaré M. Erdogan, soulignant qu'il est toutefois important pour la Turquie d'éliminer la présence des YPG dans la ville.

Le 9 octobre, la Turquie a lancé une campagne militaire dans le Nord de la Syrie pour tenter de dégager les YPG de la région. L'opération turque vise également à créer une zone de sécurité dans le Nord de la Syrie pour réinstaller des millions de réfugiés syriens accueillis par la Turquie.

Pendant ce temps, les États-Unis ont annoncé lundi 14 octobre un train de sanctions contre la Turquie en ce qui concerne son opération militaire en cours en Syrie.

Xinhua/VNA/CVN

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