21/12/2018 08:55
Les présidents turc et iranien ont convenu lors d'une rencontre jeudi 20 décembre à Ankara de renforcer la coopération entre leurs pays sur la Syrie, tout en se gardant de réagir à la décision de Washington d'en retirer ses troupes.

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Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan (gauche) et iranien Hassan Rohani lors d'une cérémonie d'accueil à Ankara, le 20 décembre.
Photo: AFP/VNA/CVN


La rencontre entre le Turc Recep Tayyip Erdogan et l'Iranien Hassan Rohani, qui a eu lieu à la présidence turque à Ankara, avait été programmée avant l'annonce du retrait américain. Celui-ci laisserait les coudées franches sur le terrain en Syrie aux forces appuyées par la Russie et l'Iran d'un côté et la Turquie de l'autre.

"Il y a beaucoup de mesures que la Turquie et l'Iran peuvent prendre ensemble pour mettre fin aux combats dans la région et ramener la paix", a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse à l'issue de la rencontre.

"L'intégrité territoriale de la Syrie doit être respectée par toutes les parties. Nos deux pays sont d'accord sur ce point", a pour sa part affirmé M. Rohani, ajoutant que la coopération se poursuivrait avec Ankara dans le cadre du processus d'Astana.

Les deux dirigeants se sont toutefois gardés de commenter le retrait des troupes américaines de Syrie annoncé mercredi 19 décembre par le président Donald Trump.

Quelque 2.000 soldats américains sont actuellement déployés dans le Nord de la Syrie, essentiellement des forces spéciales présentes pour combattre le groupe 
État islamique et entraîner les forces locales dans les zones reprises aux jihadistes.

L'entrevue Erdogan - Rohani est survenue sur fond de menaces turques de mener une nouvelle offensive dans le nord de la Syrie contre la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), alliée de Washington dans la lutte contre les jihadistes du groupe 
État islamique mais considérée comme un groupe terroriste par Ankara.

Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a affirmé jeudi que son pays travaillait "d'une manière intense" au sujet de la présence des YPG dans le nord de la Syrie, notamment dans la ville de Minbej et la région située à l'est de l'Euphrate.

"En temps et lieu voulus, ils seront enterrés dans les fosses qu'ils creusent", a-t-il dit, cité par l'agence étatique Anadolu.

Une conférence de presse est prévue à l'issue des discussions entre MM. Erdogan et Rohani.

AFP/VNA/CVN

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