28/02/2015 08:48
Ces dernières années, le Parti et l’État ont accordé une grande priorité au développement socioéconomique des zones peuplées d’ethnies minoritaires dans le Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre). Les chiffres montrent que les choses évoluent dans le bon sens.
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Depuis 2002, 56.000 ha de terres ont été fournies à 95.000 foyers d’ethnies minoritaires du Tây Nguyên. Photo : Duong Giang/VNA/CVN


Le Tây Nguyên comprend cinq provinces : Gia Lai, Kon Tum, Dak Lak, Dak Nông et Lâm Dông. Quelque 6,5 millions d’habitants y vivent dont 45% d’ethnies minoritaires, essentiellement Ba Na, J’rai, E Dê, Sê Dang, Triêng, De. Ces dernières années, le Parti et le gouvernement  ont élaboré de nombreuses politiques en leur faveur, notamment d’allocation de terres à usage agricole et d’habitation ainsi que d’approvisionnement en eau propre par le biais des programmes 132, 134, 154, 167, 1592 et de la récente décision 755 du Premier ministre Nguyên Tân Dung. Depuis 2002, ces programmes ont permis de fournir 56.000 ha de terres à 95.000 foyers, d’en approvisionner en eau 120.000 autres et d’aider à réparer 140.000 habitations précaires. Pourtant, il reste encore 30.744 foyers en situation difficile qui ont besoin de 11.792 ha de terres. Un problème urgent qui sera résolu à court et moyen termes.

Lutte anti-pauvreté : l'argent ne fait pas tout

Le Parti, le gouvernement et les autorités locales ont mis l’accent sur la lutte contre la pauvreté via la mobilisation de diverses ressources humaines et matérielles. Parallèlement au programme national de refus de la pauvreté et au Fonds national de création d’emplois, les habitants d’ethnies minoritaires ont bénéficié de crédits à taux préférentiel pour développer la culture, l’élevage et ainsi améliorer leurs conditions de vie.
Les provinces ont demandé la participation du Front de la Patrie, des collectivités, des entreprises et de la communauté toute entière pour aider les ethnies minoritaires des communes démunies. En moyenne, chaque année, 1.200 milliards de dôngs ont été mobilisés pour réduire la pauvreté dans le Tây Nguyên. À côté des aides financières, plusieurs localités ont élaboré de nouveaux modèles de culture et d’élevage adaptés à leurs conditions pédoclimatiques. Un réseau d’encouragement agricole et sylvicole a vu le jour, permettant aux paysans d’avoir accès à des connaissances qui leur faisaient défaut. En outre, les organismes  agricoles compétents ont aidé les habitants à remplacer les variétés végétales et animales peu rentables.

Par ailleurs, de nombreuses entreprises étatiques implantées dans la région ont investi dans la construction d’infrastructures. Tous ces efforts ont permis d’améliorer les conditions de vie des habitants d’ethnies minoritaires du Tây Nguyên. Plus précisément, ces dix dernières années, la région a réduit de 4,3% le nombre de foyers pauvres chaque année. Désormais, 90% des hameaux et villages ont accès à l’électricité et disposent d’une crèche, d’une école maternelle. Environ 65% des foyers bénéficient de l’eau propre.

Pour une meilleure éducation

Selon Trân Viêt Hùng, un responsable du Comité de pilotage du  Tây Nguyên, «pour un développement rapide et durable de cette région, il faut tout d’abord valoriser ses atouts fonciers et axer le développement autour de l’agriculture et de la sylviculture».

Il est nécessaire aussi de renforcer l’application des biotechnologies, d’investir et d’élargir le réseau d’entreprises de transformation du caoutchouc, du café ou de renforcer les activités de protection des forêts, soumises à la pression grandissante des paysans sans terre.


Dans le dispensairede la commune de Mang Cành, district de Kon Plông, province de Kon Tum (hauts plateaux du Centre).
Photo :Cao Nguyên/VNA/CVN


En outre, il est important d’améliorer les infrastructures, véritable moteur du développement. Cette année, la priorité sera réservée aux projets de communication prioritaires, notamment l’élargissement des routes nationales, provinciales importantes, au développement des ouvrages hydrauliques pour conquérir de nouvelles terres agricoles, à l’élaboration de projets d’approvisionnement en eau, de lutte contre les crues, la remise en état des lacs-réservoirs, etc.

De plus, l’accent doit être mis sur l’amélioration de la qualité de l’éducation, la formation professionnelle. Il est nécessaire que les habitants prennent conscience que c’est par leur solidarité et leur dynamisme qu’ils sortiront de la pauvreté, et pas uniquement par les aides sociales. Enfin, la sécurité et l’ordre social dans cette région doivent être maintenus, de même que le voisinage amical avec Laos et Cambodge.
 
Huong Linh/CVN

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