13/09/2020 22:31
Le Paris SG grimace, Marseille sourit : le "Clasico" de la Ligue 1, dimanche 13 septembre au Parc des princes (21h00), s'annonce très ouvert entre le PSG, fragilisé par des cas de COVID-19 mais qui retrouvera Neymar, et l'OM, qui rêve d'un premier succès depuis 2011.
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L'attaquant brésilien du Paris-SG, Neymar, lors de la finale de la Ligue des champions face au Bayern Munich, à Lisbonne, le 23 août 2020.
Photo : AFP/VNA/CVN

C'est comme si Paris avait fait un bond en arrière de neuf ans, au moment des premiers mois de son actuel propriétaire qatarien.

Défait à Lens jeudi 10 septembre (1-0), le PSG n'avait plus perdu pour son entrée en Championnat depuis 2011, l'année, également, de son dernier revers contre le rival phocéen (3-0).

Cette statistique est dans toutes les têtes avant la 98e confrontation de l'histoire entre les deux ennemis. La montagne du champion en France en titre, invaincu sur les 20 derniers face-à-face, menace en effet de s'écrouler.

Affaibli par le test positif au nouveau coronavirus de sept cadres, parmi lesquels Neymar, Kylian Mbappé, Angel Di Maria, Keylor Navas, Marquinhos et Mauro Icardi, le PSG n'est plus l'équipe qui s'est hissée jusqu'en finale de la Ligue des champions en août.

Son revers dans l'Artois a mis en avant sa vulnérabilité du moment, notamment en attaque, où l'entraîneur Thomas Tuchel a aligné deux débutants de 18 ans.

Marseille, dauphin affamé

L'attaquant de Marseille, Dimitri Payet, en conférence de presse au Vélodrome, le 11 septembre 2020.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le dauphin du PSG la saison dernière s'approche ainsi de la capitale en mode requin, attiré par cette opportunité en or pour lui.

"On veut gagner, profiter des absences et de leur manque d'entraînement. On a regardé les difficultés qu'ils ont eues contre Lens. C'est peut-être une chance, le bon moment pour nous", a déclaré l'entraîneur de l'OM André Villas-Boas.

"Cette série, ils n'ont pas envie que ça se termine, et nous on a envie que ça se termine", a assuré Dimitri Payet.

Mais le meneur de jeu phocéen est bien placé pour savoir qu'un "Clasico" dépasse le cadre du terrain : son tweet chambreur après la défaite du PSG contre le Bayern en C1 a mis le feu sur les réseaux sociaux, entre supporters des deux camps.

"La bête est blessée, mais il ne faut pas oublier que le PSG ne jouera pas contre nous comme ils ont joué à Lens", a-t-il poursuivi.

"Ca fait partie des matches les plus importants de la saison. Pour moi, en tant que Titi, ça me tient à coeur d'en jouer un, et pour l'équipe aussi", a affirmé le défenseur Presnel Kimpembe.

Neymar dans le groupe

Le défi pour Paris sera de retrouver cette flamme, sans allumette ni combustible, puisque son bruyant Parc des princes est soumis à la jauge des 5.000 personnes maximum présentes dans l'enceinte.

"Ce ne sont pas des circonstances faciles. Je peux comprendre que des équipes peuvent penser que c'est le bon moment pour nous jouer, mais on a de la qualité, et on va la montrer", a assuré Tuchel.

L'entraîneur du Paris-SG, Thomas Tuchel, lors de la finale de la Ligue des champions face au Bayern Munich, à Lisbonne, le 23 août 2020.
Photo : AFP/VNA/CVN

Entre banc dépeuplé et préparation tronquée, le club a retrouvé de l'allant vendredi 12 septembre, en signant le défenseur italien Alessandro Florenzi, qualifié pour le choc, et en accueillant de nouveau à l'entraînement Neymar.

Le N°10 brésilien, tout comme Di Maria, Navas et Paredes, réapparaissent dans le groupe, et postulent pour jouer, malgré un état physique forcément pas optimal.

"C'est une question de savoir s'ils commencent ou finissent le match pour nous. S'il n'y a pas de risque, on va essayer", a estimé l'entraîneur parisien.

"La seule chose qui est claire, c'est qu'ils ne seront pas à 100%", a répondu en écho Villas-Boas. Son équipe reste sur un succès à Brest (3-2), avant la trêve internationale, qui l'a empli de confiance.

Si ses derniers jours ont été bouleversés par le test positif de son gardien Steve Mandanda, qui l'a contraint de quitter le rassemblement des Bleus, Florian Thauvin et compagnie sont décidés à frapper fort à Paris, où ils passent leur premier test avant la Ligue des champions qu'ils retrouveront en octobre.

Marseille sûr de sa force, Paris qui doute: dans ce monde où les pôles sont inversés, tous les rêves sont permis.

AFP/VNA/CVN

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