24/03/2018 12:50
Le Centre du Vietnam regorge de sites historiques saisissants. Notre chemin a eu la chance d’en croiser plusieurs.
>>En quête d’aventure

Nous, devant le grandiose Pont du Dragon à Dà Nang.

La région du Centre est connue pour être la plus touchée par la mousson. Sa réputation n’aura pas failli avec nous, dès notre arrivée à Dông Hoi (province de Quang Binh) et les cinq journées qui allaient suivre.

Un patrimoine culturel et historique

Notre guide (droite) à Vinh Môc, province de Quang Tri.
Ni une ni deux, à peine reposés de dix heures de train en partance de Hanoï, nous partîmes en scooter pour les tunnels de Vinh Môc (province de Quang Tri), un des secteurs les plus bombardés par les Américains durant la guerre du Vietnam (1954-1975), symbolisant d’une part l’ingéniosité de ce peuple et d’autre part son irréductibilité et sa résilience. Le plus prégnant a sûrement été de se faire guider par un descendant dont les propres membres de sa famille et notamment son père y allaient se réfugier pendant près de six années. Trois cent personnes pouvaient alors vivre ici. Une fois que l’alarme de bombardement sonnait, les villageois venaient s’y cacher et restaient aussi longtemps que besoin. De voir cet homme nous guidant dans ces tunnels consacrer sa vie à rendre hommage, essayant de perpétuer la mémoire d’un passé si proche, fut sans doute l’un des moments les plus marquants du voyage.

Que ce soit les oniriques grottes de Phong Nha - Ke Bàng (province de Quang Binh), l’ancienne capitale impériale de Huê (province de Thua Thiên-Huê), la ville moderne de Dà Nang symbolisée par le Pont du Dragon cracheur de feu, l’ambiance féerique de Hôi An ou bien encore le mystérieux sanctuaire de My Son (province de Quang Nam), site archéologique le plus important de la civilisation Cham, d’une nature envahissante et mystérieuse d’une rare beauté où l’on peut encore constater les trous béants causés par les bombes américaines, le Centre nous a permis de nous rendre compte de l’important patrimoine culturel et historique du Vietnam.

De nouvelles aventures à découvrir

Sur la route de My Son à Quang Nam.
Se déplacer à scooter une grande partie du voyage nous a permis de sortir des sentiers battus des circuits touristiques et d’avoir une liberté totale. Cela a occasionné nombre de rencontres inattendues. Comme de nous retrouver en panne d’essence au beau milieu de nulle part. Cette nuit-là, le moteur nous permettait encore de rouler 200 ou 300 m, assez pour s’arrêter au beau milieu d’un hangar bordant une route presque déserte qui fut en réalité une habitation. S’en est devenu une évidence, nous nous retrouvâmes au beau milieu de la chambre à coucher. Insolite, mais ce qui n’a pas effrayé cette petite famille qui nous a gentiment régalé de son talent culinaire et dépanné par la même occasion. Inutile de s’angoisser dans ces cas-là, le premier Vietnamien rencontré est toujours le bon.

Au fond, ce qui a marqué au fer rouge l’empreinte de ce voyage, c’est la générosité, le dévouement, la fraternité, la bienveillance et tout simplement l’humanité de ce peuple, et nous n’avons pas fini d’en recueillir des preuves.

C’est donc parti pour de nouvelles aventures pour le Sud du Vietnam qui s’annonce sous les meilleurs auspices. Fallait-il avant cela trouver un moyen de locomotion puisque à notre grande surprise, bus et train étaient tous complets les quinze prochains jours. Nous le trouvâmes finalement un peu par hasard. Quinze heures de bus couchette avec une compagnie vietnamienne qui d’habitude ne transporte pas de voyageurs étrangers. Quinze heures où nous fûmes le centre d’attention de nos voisins, adorables.  
 
Texte et photos : Benjamin Joly/CVN




 
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