12/02/2020 09:36
En proie aux incendies depuis plusieurs jours, la Corse a commencé à respirer mardi soir 11 février avec la fin de la vigilance orange aux vents violents, même si deux hameaux restaient confinés face aux flammes.

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La fumée d'un incendie s'échappe derrière des maisons de Biguglia, en Corse, le 11 février. Photo : AFP/VNA/CVN


Comme annoncé quelques heures plus tôt par la préfecture de Corse, l'île de Beauté est enfin repassée en jaune mardi 11 février à 21h00, après avoir été frappée pendant de longues heures par des rafales de vents dépassant les 200 km/h, avec une pointe à 219 km/h, le record remontant lui à janvier 2018, à 225 km/h.


Si les rafales les plus violentes sont encore de 140 à 165 km/h autour du cap Corse et du cap Sagro, elles sont maintenant inférieures à 100 km/h sur le relief et le sud de l'île et elles sont même tombées à 20 km/h sur l'aéroport de Bastia, selon le dernier bulletin de Météo France à 21h00.

En revanche, en 
Corse-du-Sud, les habitants des hameaux de Togna et Sari étaient toujours confinés mardi soir, les flammes de l'incendie de Quenza étant encore menaçantes dans le massif.

"On ne va pas dormir" 

Sous la pleine lune, les flammes sont effectivement visibles à distance, de quoi nourrir l'inquiétude de la petite centaine d'habitants du hameau.

"Inquiet que le village où (il) a grandi parte en fumée", Philippe Susini va aussi passer la nuit à Sari, après être remonté en fin d'après-midi depuis la plaine orientale où il travaille : "Les pompiers ne peuvent qu'attendre le feu, il est dans un endroit complètement inaccessible. On va rester, mais on ne va pas dormir. On est très inquiets".

D'abord cloîtrés dans leur école, 87 enfants du village de Sari avaient finalement pu rentrer chez eux avec leurs parents en fin d'après-midi, après que les pompiers ont mis en place "un corridor". De leur côté, une quinzaine de religieuses avaient pu quitter leur couvent, près du bourg.

"On préfère confiner les gens, on sait qu'au village ils sont beaucoup plus protégés", a expliqué à l'AFP le colonel Christophe Frerson, commandant des opérations de secours : "On a eu 20 ou 30 personnes coincées au niveau d'une départementale, rattrapées par le feu. Mais heureusement ils ont réussi à se mettre à l'abri dans un ruisseau, ils ont inhalé beaucoup de fumée mais ils ont regagné un point sécurisé et ils ont été pris en charge".

Selon un dernier bilan de la préfecture de Corse-du-Sud mardi soir 
11 février, les flammes de l'incendie de Quenza, qui a éclaté le 4 février, ont désormais parcouru quelque 3.000 ha de végétation, nécessitant notamment l'intervention mardi 11 février de quatre groupes d'intervention contre le feu, soit 60 sapeurs-pompiers et 16 véhicules, pour protéger les seuls hameaux de Togna et Sari.


Au tour des Canadairs 

Depuis le début de l’incendie, le 4 février, trois colonnes, constituées de 180 sapeurs-pompiers du Sud-Est de la France et d'unités d’instruction et d'intervention de la Sécurité civile sont venues renforcer les effectifs présents dans l’île.

Avec la chute notable du vent, les pompiers au sol pourront être aidés mercredi 
12 février par les canadairs et autres bombardiers d'eau. Quatre appareils de ce type pourraient entrer en action.


Les rafales ont attisé plusieurs autres incendies en Haute-Corse, notamment à Olmeto-di-Tuda, à quelques kilomètres de Bastia, et entraîné l'interruption du trafic maritime toute la journée, ainsi que l'annulation du trafic sur les aéroports de Bastia et Calvi.

Avec le passage de la Corse en vigilance jaune, seul le Pas-de-Calais était encore en orange mardi soir 
11 février, pour vagues submersion, alors que la tempête Ciara est partie vers le nord de la Norvège, laissant au moins sept morts et plusieurs blessés dans son sillage à travers l'Europe.


AFP/VNA/CVN

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