20/03/2021 15:38
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et ses rivaux ont tenté vendredi 19 mars de rallier de dernières voix au terme d'une course électorale dominée par une intense campagne de vaccination anti-COVID et marquée par une vive compétition pour le monopole de la "vraie" droite.
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Une partisane du Likoud tient un poster à l’effigie du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le marché Mahane Yehuda à Jérusalem, le 19 mars. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Ces quatrièmes élections législatives en moins de deux ans, prévues mardi 23 mars, ont sans doute été les plus étranges en Israël.

Malgré le déconfinement amorcé à la faveur de la plus intense campagne de vaccination au monde, qui a permis d'inoculer deux doses de vaccins à près de 50% de la population dont environ le deux tiers des électeurs, les règles sanitaires n'ont pu permettre la tenue de vastes "meetings" électoraux.

Les candidats ont fait campagne par visioconférence, sur les réseaux sociaux, sur les radios locales, et ont limité l'accès à la presse pour de rares rencontres avec des électeurs.

Dans un dernier élan avant le jour J, le chef de l'opposition Yaïr Lapid a rencontré vendredi 19 mars des supporters à Hod Hasharon (Centre), quand les candidats d'extrême droite Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir ont parcouru le marché Mahane Yehuda de Jérusalem.

"Suffisant ?"

Vacciner une habitante à Tel Aviv, en Israël, le 4 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

Avant une rencontre avec des partisans à Raanana, au nord de Tel-Aviv, M. Netanyahu a lui aidé une ONG à la préparation de colis alimentaires pour des personnes défavorisées en prévision de la Pâque juive, débutant en fin de semaine prochaine.

"Pour Pessah, nous serons tous vaccinés !", a-t-il lancé dans une vidéo publiée sur Facebook où on le voit remplir des cartons.

Après les dernières élections, M. Netanyahu avait tenté en vain de former des gouvernements de droite stable, en multipliant les promesses d'annexion par Israël de pans de la Cisjordanie occupée par Israël, un enjeu clé pour une grande partie de l'électorat de droite.

Mais cette fois-ci, "Pfizer a pris la place de l'annexion", résume l'analyste israélienne Dahlia Scheindlin, soulignant ainsi l'emphase mise par le Premier ministre sur la campagne de vaccination lancée dès décembre en vertu d'un accord avec le géant pharmaceutique américain.

Mais le vaccin immunise-t-il Benjamin Netanyahu contre une défaite ? Les sondages créditent son parti, le Likoud, de 27 à 30 sièges, sur les 120 de la Knesset (Parlement), en première place face à ses adversaires mais à court de quelques voix pour franchir avec ses alliés le seuil de la majorité (61 députés) requis pour pouvoir former un gouvernement.

Au pouvoir sans discontinuer depuis 12 ans, M. Netanyahu est aussi accusé par la justice de corruption et de malversation dans une série d'affaires, ce qui alimente une contestation populaire contre lui, et même une fronde au sein de son parti. "Le vaccin l'aide, mais est-ce que ce sera suffisant ?", s’interroge Gideon Rahat, professeur de sciences politiques à l’Université hébraïque de Jérusalem. "Le vaccin reste clairement sa carte électorale, il parle des vaccins tous les jours, il veut que les gens en parlent. Pour lui, c’est +vaccins, vaccins, vaccins+, au point où on en arrive presque à penser qu’il a lui-même vacciné la population", dit-il à l’AFP.
 
AFP/VNA/CVN
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